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chronique

Ubuntu, la méthode sud-africaine qui humanise le travail

Engagement collaborateur

  3 mins

 

Atelier Ubuntu en Afrique du Sud, cercles de parole pour confiance et humanité au travail

Un lundi matin à Johannesburg. Douze salariés autour d’une table. Pas de slides, pas d’objectifs trimestriels. Juste une question : « Quelle fragilité m’a appris quelque chose cette semaine ? »

Chez Discovery, géant sud-africain de l’assurance, ces Ubuntu Circles ont remplacé beaucoup de réunions classiques. Ici, on ne parle ni résultats ni KPIs : on met ses failles sur la table. Si vous avez sursauté en lisant ces derniers mots, c’est normal : l’idée ferait pâlir n’importe quel manager occidental. Dans nos organisations, où l’on cache les doutes derrière des tableaux de bord, l’idée d’exposer ses failles n’a rien d’une promenade de santé.

Ubuntu, la philosophie devenue méthode

Ubuntu, en zoulou, signifie : « Je suis parce que nous sommes ». Discovery en a fait sa raison d’être. Cela a même valu à l’entreprise le prix Ubuntu Award, décerné par le Ministère sud-africain des Relations internationales en 2016, distinction attribuée aux acteurs qui incarnent la solidarité et l’inclusion.

Alors, concrètement, comment cette philosophie se traduit-elle sur le terrain ? Les cercles de parole inversent la logique hiérarchique. Chacun partage une difficulté vécue ; les autres n’offrent pas de conseil, mais une caisse de résonance : « voici ce que cela évoque pour moi ». La séance se clôt par une leçon universelle, un fil commun tissé à partir de récits singuliers.

Les effets sont mesurables : +18 % d’engagement et –16 % de turnover volontaire dans les départements pilotes, selon CHRO South Africa. D’autres études, menées par l’Université de Johannesburg et la Templeton World Charity Foundation, confirment l’impact du modèle : +23 % de sentiment d’appartenance, –15 % de départs managériaux. La vulnérabilité se révèle force.

La fragilité comme responsabilité partagée

Après la pandémie, Discovery a vu le burn-out comme un signal collectif plutôt qu’un épuisement individuel. La fragilité n’était plus à traiter en aparté, mais à partager en groupe. Les ateliers From Burnout to Ubuntu ont suivi cette logique : la santé émotionnelle d’une organisation se mesure à sa capacité à se soutenir quand ça craque.

La méthode n’a rien d’un rituel cathartique. Elle repose sur une idée très précise du lien : celui qui parle se dépouille, ceux qui écoutent portent un instant ce qu’il vient de dire. Cette réciprocité, presque physique, fait éclore la confiance.

Le récit collectif comme antidote aux silos

Dans ces cercles, les titres disparaissent. Un ingénieur raconte un échec, une comptable parle d’un deuil ; soudain, le collectif se retrouve autour d’une humanité partagée. Discovery a compris avant beaucoup d’autres que la cohésion ne se décrète pas, elle se pratique tous les jours. Les mots circulent, les rôles se déplacent, les masques tombent. Et dans cet espace nu, quelque chose de solide renaît : la conscience du nous.

Ubuntu ne promet pas des salariés parfaits ni des managers thérapeutes. Il rappelle une sagesse ancienne : on devient soi dans la relation. Il rappelle que nous sommes tous connectés. Et au moment où l’individualisme devient la norme, ces cercles d’écoute offrent une réparation discrète : la permission d’être humain, ensemble.

Melting work

Bienvenue à bord de la chronique qui vous emmène dans les coulisses des entreprises d’ailleurs, là où les cultures se mélangent, innovent et inspirent. Venez explorer les pratiques de travail qui font bouger les lignes à travers le monde. Sans jargon et avec les éclairages des experts en management interculturel, vous découvrirez le travail sous un jour nouveau.

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chronique

« Le salaire est la seule vraie motivation », une idée reçue à la vie dure

Rémunération

  4 mins

 

Employé au bureau comptant des billets, symbole du salaire comme moteur de motivation

L'argent comme unique carburant de nos journées de travail : voilà une idée reçue qui a la vie dure. Tellement ancrée qu'elle semble indiscutable. Mais cette évidence résiste-t-elle à l'épreuve des faits ? Pas vraiment.

Quand l'argent devient roi

Soyons honnêtes : quand votre patron vous annonce une augmentation, vous ne boudez pas votre plaisir. Quand un chasseur de têtes vous appelle avec un package à +30%, vous tendez l'oreille. C’est un fait, l’argent motive. Cette évidence est devenue le pilier de la plupart des stratégies RH. Comment l’expliquer ?

L'histoire nous donne quelques indices. À l'époque industrielle, l'équation était limpide : un ouvrier donnait son temps et sa force de travail contre un salaire. Pas question d'épanouissement personnel ou de quête de sens ; l'usine avait besoin de bras, les familles avaient besoin d'argent. Cette logique transactionnelle s'est implantée si profondément qu'elle continue d'irriguer nos représentations du travail, même dans des métiers qui n'ont plus rien à voir avec la chaîne de montage.

Les crises économiques successives ont renforcé cette vision. Quand l'emploi se raréfie, quand les fins de mois deviennent difficiles, la sécurité financière prend le dessus sur tout le reste. Normal. Sauf que cette période est devenue la norme. Pour les managers aussi, cette approche présente un avantage indéniable : sa simplicité. Face à une équipe démotivée, il est infiniment plus facile de négocier une enveloppe budgétaire que de creuser les vraies causes du malaise. Diagnostiquer pourquoi Julien traîne les pieds ou pourquoi Sarah a perdu sa flamme, demande du temps, de l'écoute, et parfois une remise en question de l'organisation. Proposer une prime, c'est plus rapide.

Sans compter que le salaire est la seule motivation qu'on sache mesurer avec précision. En effet, comment quantifier le sentiment d'être reconnu ? Comment mettre un chiffre sur l'autonomie ou le sens du travail ? Face à cette difficulté, nous nous rabattons sur ce qui se compte : les euros sur la fiche de paie. Comme si la valeur d'un job se résumait à ce qu'il rapporte, et non à ce qu'il apporte.

Ces ressorts invisibles de la motivation

Si l'argent était vraiment le seul moteur, comment expliquer que 66% des salariés français érigent désormais comme priorité d’avoir un meilleur équilibre de vie, loin devant la garantie d’un salaire confortable ? Comment comprendre ces démissions qui laissent les managers perplexes : "Mais enfin, il était bien payé !" ?

La psychologie de la motivation nous éclaire sur ce paradoxe. Dans les années 70, les chercheurs Edward Deci et Richard Ryan ont identifié deux types de motivation fondamentalement différents. La motivation extrinsèque, celle qui vient de l'extérieur : salaire, primes, avantages en nature. Et la motivation intrinsèque, cette énergie qui naît de l'intérieur : le plaisir de maîtriser son métier, l'autonomie dans ses décisions, le sentiment que son travail a du sens.

Leurs recherches révèlent un phénomène troublant : les récompenses externes peuvent en réalité diminuer la motivation naturelle. C'est ce qu'ils appellent l'effet de "surjustification". Quand on réduit systématiquement l'engagement au travail à une question d'argent, on finit par tuer les autres sources de motivation. L'employé qui trouvait du plaisir à résoudre des problèmes complexes ne voit plus que sa fiche de paie. Et le jour où celle-ci ne suffit plus, il n'a plus rien d'autre pour le porter.

Ce mécanisme explique ces histoires qu'on entend de plus en plus : des consultants qui quittent leur cabinet prestigieux pour monter leur micro-entreprise, des cadres qui troquent leur bureau parisien contre un poste d'enseignant en province, des commerciaux qui deviennent artisans. Pas par masochisme financier, mais parce qu'ils ont retrouvé ce que l'argent seul ne peut pas acheter : la fierté du travail bien fait, la liberté de décider, l'impression de contribuer à quelque chose qui les dépasse.

On ne va pas se mentir, le salaire compte, bien entendu. Il sécurise, il permet de se projeter, il reconnaît la valeur du travail accompli. Mais réduire la motivation à cette seule dimension, c'est passer à côté de ces leviers invisibles qui transforment une corvée en passion, un job en vocation. C'est ignorer ces entreprises qui fidélisent davantage avec du télétravail, des espaces de bien-être ou des programmes de santé mentale qu'avec des augmentations.

Et peut-être, finalement, c'est se priver des collaborateurs qui transforment vraiment une entreprise : ceux qui s'investissent par conviction, pas (seulement) par contrainte. 
 

Mythes de bureau

La chronique bouscule les préjugés, les idées reçues et les croyances parfois fausses qui façonnent nos comportements professionnels. Parce que la réalité du travail se joue dans les nuances et rarement dans les certitudes, « Mythes de bureau » interroge ce qui semble évident et invite à dépasser les stéréotypes qui limitent notre vision du travail.

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chronique

« Impossible d’être écolo en travaillant dans une entreprise polluante »

RSE

  3 mins

 

« Impossible d’être écolo en travaillant dans une entreprise polluante »

"Tu bosses dans l’industrie pétrolière ? Comment tu peux cautionner ça ?" Cette question, lancée comme une pierre lors d'un dîner entre amis, révèle une équation morale devenue presque mathématique dans l'esprit collectif : travailler pour une entreprise polluante équivaut à adhérer à ses pratiques environnementales douteuses. Mais derrière cette équation se cache une réalité bien plus nuancée, où l'alignement parfait entre nos valeurs et celles de notre employeur relève davantage du mythe que du possible.

Dis-moi pour quelle entreprise tu travailles, je te dirai si tu es écoresponsable

On a tous et toutes en tête ces images : marées noires, émissions de carbone record, paysages dévastés par l'exploitation intensive... Et derrière ces désastres, des entreprises bien identifiées. Que penser alors de celles et ceux qui y travaillent ? Peut-on vraiment avoir des convictions écologiques tout en étant employé d'une organisation dont l'activité nuit à l'environnement ? Pour les 30 000 jeunes diplômés qui ont signé le « Manifeste étudiant pour un réveil écologique », la réponse est claire : aligner emploi et valeurs est un impératif catégorique. Et ils ne sont pas les seuls. Yann, pilote de ligne, a raccroché ses ailes par conviction : " Mon départ me permettra d’être plus en accord avec moi-même, avec les politiques que je défends et avec les alertes des scientifiques », confie-t-il sur LinkedIn. Avec plus de 15 000 réactions positives sous son post, force est de constater que son point de vue interpelle fortement. Comment cette idée s’est-elle installée ? Un premier élément de réponse se trouve sans doute dans notre rapport au travail. Nous cherchons à donner du sens à nos heures de bureau, à satisfaire ce besoin viscéral de participer à quelque chose de plus grand que soi, à laisser une empreinte positive plutôt que carbonée. Nous préférons mettre nos compétences et notre temps au service d’une entreprise qui va dans le sens de nos convictions. Difficile aussi d'échapper à la pression quand les nouvelles climatiques alarmantes s'affichent sur tous nos écrans. Quand chaque canicule nous rappelle l'urgence d'agir. La question "Et toi, tu fais quoi dans la vie ?" n'est plus anodine – elle peut apparaître comme un jugement moral déguisé.  

Oui, mais dans la vraie vie ?  

Eh bien, dans la vraie vie, est-ce si simple d’aligner valeurs personnelles et choix professionnels ? La réponse n'est pas binaire. D'abord, parlons franchement : tous les salariés n'ont pas le luxe de claquer la porte de leur entreprise pour préserver leur conscience. Charge de famille, crédit immobilier, désert d'emplois en région... La situation personnelle et financière impose parfois des compromis douloureux. La solution pour eux ? C’est parfois de faire bouger les lignes autrement. De l’intérieur. Ces "green warriors" corporate instillent des pratiques plus vertueuses dans leur service, sensibilisent leurs collègues et se battent pour des alternatives moins polluantes. Comment rejoindre leurs rangs ? Pourquoi ne pas commencer petit, en lançant des initiatives accessibles comme le covoiturage ou la réduction des impressions. De telles actions montrent que le changement est possible sans révolution.  Autre solution : se tourner vers des actions de groupe pour agir à plus grande échelle, comme choisir des prestataires plus responsables. Par ailleurs, nous ne sommes pas tous égaux face à la compréhension des enjeux environnementaux. Une entreprise peut sembler inacceptablement polluante pour une personne suffisamment renseignée sur l’urgence climatique, alors qu’elle peut paraître relativement vertueuse aux yeux d'une personne moins informée.  

À chacun sans doute de trouver son équilibre entre idéaux écologiques et réalités professionnelles. Cela dit, à l’heure de l’urgence climatique et même si le parfait alignement des valeurs est difficile, l'inaction, elle, n'est plus une option. 
 

Mythes de bureau

La chronique bouscule les préjugés, les idées reçues et les croyances parfois fausses qui façonnent nos comportements professionnels. Parce que la réalité du travail se joue dans les nuances et rarement dans les certitudes, « Mythes de bureau » interroge ce qui semble évident et invite à dépasser les stéréotypes qui limitent notre vision du travail.

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Encore un mythe tenace : « avoir du pouvoir, c’est être libre »

Carrière

  3 mins

 

Un dirigeant seul à son bureau, symbole du pouvoir et de ses contraintes

L'image d'Épinal du dirigeant libre de ses mouvements s'est solidement ancrée dans nos esprits. Mais dans la réalité, cette liberté n’est jamais totale, bien au contraire.

Le fantasme du dirigeant tout-puissant

Horaires à la carte, décisions prises en toute autonomie, bureau spacieux avec vue imprenable... Le pouvoir serait synonyme d'émancipation totale des contraintes qui pèsent sur le commun des mortels. Plus de pointeuse, plus de chef sur le dos, plus de procédures à respecter. Juste la liberté de façonner son travail selon ses ambitions.

Cette vision romancée du pouvoir trouve ses racines dans nos représentations collectives. Les séries télé nous montrent des PDG qui débarquent au bureau à 11h en décidant d'annuler toutes leurs réunions à la dernière minute. Le cinéma nous abreuve d'images de dirigeants tout-puissants qui claquent des doigts pour faire plier le monde à leur volonté. Ces représentations alimentent un fantasme tenace : plus on monte dans la hiérarchie, plus on s'affranchit des règles.

D'ailleurs, ne nous voilons pas la face : cette promesse de liberté motive en partie notre appétit pour les responsabilités. Qui n'a jamais rêvé de pouvoir dire non aux réunions inutiles ? De choisir ses projets sans subir les lubies d'un supérieur ? De maîtriser enfin son agenda plutôt que de le subir ?

Mais voilà, il y a un hic : entre l'image et la réalité, parfois un gouffre existe. Car quand sonne 22h47 avec l'annonce d'une OPA hostile sur l'entreprise, et qu'il faut réagir avant l'ouverture des marchés, la question se pose : liberté ou urgence permanente ?

Les chaînes invisibles du pouvoir

La réalité frappe souvent dès les premiers mois. Car si le pouvoir libère de certaines contraintes, il en crée d'autres, différentes, et parfois inattendues.

D'abord, il y a cette solitude décisionnelle qui s'installe. Quand il faut trancher sur une restructuration délicate ou arbitrer entre deux projets stratégiques, impossible de déléguer. Ces choix cruciaux, on les porte seul, avec les implications humaines et économiques qui vont avec. Certes, on consulte, on échange, mais finalement, c'est sa propre signature qui engage l'entreprise. Une responsabilité qui peut peser lourd, surtout quand les décisions touchent directement les équipes.

Ensuite, la nature de la pression change radicalement. Exit le stress ponctuel du dossier à boucler : place à une tension plus diffuse mais constante. Les objectifs à atteindre, les équipes à motiver, les investisseurs à rassurer... Chaque décision se répercute à plusieurs niveaux. Cette responsabilité élargie transforme le rapport au travail : on ne gère plus seulement ses propres tâches, mais l'impact de ses choix sur l'ensemble de l'organisation.

Il y a aussi ce paradoxe de l'agenda qui surprend beaucoup de nouveaux dirigeants. Contre toute attente, plus on monte dans la hiérarchie, moins on maîtrise son emploi du temps. Les réunions stratégiques s'enchaînent, les urgences surgissent, les demandes affluent de toutes parts.

Heureusement, des stratégies et bonnes pratiques existent pour apprivoiser ces nouvelles contraintes. Par exemple, s’entourer d’un cercle de confiance, avec des personnes aux profils variés (conseillers, pairs, RH, mentors) pour obtenir des conseils multiples et avisés, mais aussi éviter l’isolement et multiplier les sources de regard critique et de soutien.  Autre bonne initiative : s’imposer des blocs de temps non négociables pour réfléchir et prendre du recul. Cette organisation protège la liberté intellectuelle face aux urgences opérationnelles.

Enfin, comme le souligne Satya Nadella, PDG de Microsoft : "La vulnérabilité est la source la plus sincère de courage et de connexion". Cultiver la transparence sur ses doutes permet de créer des liens authentiques avec ses équipes.  

Alors oui, le pouvoir offre une liberté réelle, mais comme le résume Frédéric Fréry, professeur à l’ESCP Business School : "Le pouvoir ne libère pas des contraintes, il en change la nature".

Mythes de bureau

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« Trop de stress, vous n’avez qu’à faire du yoga »

Culture d'entreprise

  2 mins

 

Salariés pratiquant une séance de yoga en groupe dans un cadre professionnel lumineux

Inspirez, expirez. À la pause déjeuner, vous les trouverez là : en position chien tête en bas, bercés par une douce musique zen. C’est devenu un rituel fréquent : les salariés se rendent entre midi et deux aux cours de yoga payés par leur entreprise. Une pratique aux vertus reconnues mais qui ne suffit pas, en soi, à améliorer le bien-être au travail.

Un triptyque bien-être séduisant, mais incomplet

Dormez bien, méditez, pratiquez le yoga : le mantra moderne du bien-être. Ces pratiques, autrefois cantonnées à la sphère privée, ont trouvé leur place dans les entreprises à l’exemple d’Amazon avec ses « mindful practice rooms ». L’objectif poursuivi ? Encourager les collaborateurs à prendre soin d’eux pour améliorer leur qualité de vie au travail.  

Dans le fond, il faut reconnaître que l’initiative est louable. En effet, les études scientifiques ont prouvé que ces techniques de bien-être améliorent la gestion du stress, l’attention et nous aident à réguler nos émotions. Mais quand l’organisation du travail reste rigide, que la charge est trop lourde ou que les managers ne sont pas formés, ces outils se révèlent insuffisants.  

Un équilibre à trouver entre développement personnel et actions structurelles

Une entreprise peut proposer des cours de yoga tout en imposant des journées interminables ou une forte pression. Dans un tel contexte, ces “techniques de soi” apporteront un bien-être immédiat. Mais l’effet sera de courte durée. C’est surtout en agissant sur des facteurs systémiques (une organisation claire, des conditions de travail équilibrées et une culture managériale bienveillante) que l’on constatera une amélioration durable du bien-être au travail.  

D’ailleurs, l’idée que chacun peut régler son mal-être par des pratiques individuelles, aussi bénéfiques soient-elles, peut conduire à une certaine culpabilisation. Comme le rappelle Camille Teste dans son ouvrage Politiser le bien-être (Binge, 2023), « le bien-être au travail ne peut être réduit à une approche individuelle. Il est intrinsèquement lié à des choix organisationnels et managériaux ».

Alors oui, les pratiques comme le yoga et la méditation sont des outils précieux. Néanmoins, n'oublions pas qu’elles doivent s’intégrer à une stratégie structurelle (adaptation de la charge de travail, écoute des équipes) pour contribuer à un véritable mieux-être individuel et collectif. 

 

Mythes de bureau

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« Ton manager, c’est un peu comme ton psy, non ? »

Management

  2 mins

 

Une manager en pleine discussion avec une collaboratrice, prenant des notes

Empathie, écoute, ouverture d’esprit : les qualités que les salariés attendent de leurs managers ressemblent étrangement à celles d’un psychologue. Mais soyons clairs : manager n’a jamais signifié devenir psy.

Manager, c’est jongler avec des soft skills… presque comme un psy

« La difficulté des managers est de faire du collectif tout en respectant les individualités », explique Chloé Daviot, docteure en sciences de gestion et management, et consultante RH. Et pour cause. Les entreprises ont bien compris que pour pouvoir motiver et engager les salariés, il faut les considérer comme des humains et non comme des ressources.  

Pour y arriver, les managers ont besoin de compétences émotionnelles, relationnelles, voire psychologiques. « Diagnostiquer les besoins de chaque collaborateur pour actionner les bons leviers de motivation, c’est presque clinique », illustre Jean-Noël Chaintreuil, spécialiste de Future of Work.

Coaching, ateliers sur l’intelligence émotionnelle, process com : les entreprises investissent massivement pour que leurs managers adoptent cette posture de psychologue. Pour autant, est-ce une transformation du métier vers celui de psy ?

Pour guider, pas 

Non, le manager ne sera jamais un psychologue. Pourquoi ? Parce qu’il agit dans un cadre bien différent. Son rôle est orienté vers l’action et la performance collective. Contrairement au psychologue, il ne peut pas rester neutre. « Le psy n’attend rien de son patient. Ce dernier n’a aucun engagement à changer ou à se mettre en action. Le manager, lui, doit obtenir des résultats de la part de son équipe », rappelle Jean-Noël Chaintreuil. Parfois, cela implique de trancher, de pousser à l’action, ou même de recadrer. Prenons un exemple concret : un collaborateur en pleine séparation. Un manager attentif pourra aménager son planning pour organiser des visites de logement, mais son rôle s’arrête là. Il ne résoudra pas ses traumatismes.

La psychologie reste de son côté un outil au service du management. C’est un levier pour créer un environnement de travail sain, motivant et productif. « Un bon manager, c’est quelqu’un qui construit un cadre sécurisant, instaure une relation de confiance et motive ses collaborateurs à donner le meilleur d’eux-mêmes », conclut Jean-Noël Chaintreuil. En somme, le manager reste un guide, pas un thérapeute.

Alors oui, faire preuve d’empathie, d’écoute et de bienveillance, c’est indispensable. Mais tout est question de limites. Les managers ne doivent pas être des psys, car cela reviendrait à s’écarter de leur mission première : accompagner leurs équipes vers la réussite collective. 

 

Mythes de bureau

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« L’uniforme invisible : nos vêtements disent tout de nous »

Culture d'entreprise

  2 mins

 

Femme en tailleur beige se regardant dans un miroir, choix vestimentaire professionnel

Chemise-chino, blazer-tailleur, jean-basket… Derrière la variété des tenues au bureau se cache une réalité plus subtile : nos choix vestimentaires ne sont jamais totalement innocents. Ils trahissent, souvent malgré nous, des codes invisibles liés à notre position sociale et professionnelle.

Libérés, délivrés des codes vestimentaires  

Fini les uniformes stricts des années 80, symboles d’une hiérarchie bien établie. L’arrivée du casual friday dans les années 90 (merci Levi Strauss & co), puis le style décontracté des startups de la Silicon Valley, ont chamboulé les codes vestimentaires au bureau. Désormais, sweat-shirts, sneakers et chemises oversize remplacent tailleurs rigides et cravates nouées.

Ce vent de liberté semble avoir soufflé sur presque tous les secteurs (exception faite des avocats, soignants, représentants de l’ordre et employés du secteur bancaire). Les salariés se détachent des conventions d’hier pour afficher un style plus personnel, plus détendu. En arrière-plan ? Une volonté de briser les barrières hiérarchiques et de promouvoir l’authenticité au travail. Après tout, ce ne sont pas les vêtements qui font le talent, mais bien les compétences et les résultats, n’est-ce pas ?  

Les normes invisibles derrière notre dressing

Un développeur en costume Hugo Boss ou une directrice financière en sarouel fluo ? Impensable. Car dans un cadre professionnel, le choix vestimentaire est loin d’être neutre. Qu’on le veuille ou non, notre dress code communique un message sur nos rôles, nos fonctions ou l’idée que nous nous en faisons. De fait, il est un équilibre subtil entre expression personnelle et adhésion aux attentes collectives.  

Que dire du poids du regard des autres ?  

Un cadre sup en baskets sera facilement perçu comme accessible, là où une consultante dans la même tenue pourrait être jugée moins professionnelle. Une réalité que semble avoir expérimentée Sixtine Moullé-Berteaux, cofondatrice du média Le Crayon, et qui l’a poussée à revoir sa tenue. “Pour devenir une femme d’affaires accomplie, je dois également m’habiller comme l’image que j’ai de cette position”, explique-t-elle dans une de ses prises de parole sur LinkedIn.  

Se conformer aux dress codes aurait d’ailleurs des effets positifs sur la santé mentale. Sixtine Moullé-Berteaux affirme que ses vêtements ne sont pas de simples choix esthétiques mais ont un impact positif sur son humeur et son énergie. Un bénéfice qui a d’ailleurs été mis en lumière par la professeure de psychologie Karen Pine dans son livre “Mind what you wear – The Psychology of Fashion”.  

Alors oui, la liberté vestimentaire existe. Mais on ne peut pas dire qu’elle soit exempte d’influences. À la question : « est-ce que je m’habille pour moi, pour mon poste ou pour ce que je veux montrer aux autres ? » la réponse est certainement : un peu des trois.  

 

Mythes de bureau

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« C’est facile tu trouveras tout sur Notion »

Organisation

  2 mins

 

Main qui tient un smartphone avec un écran montrant des applications d'outils collaboratifs comme Slack, Notion et Teams

Les plateformes collaboratives facilitent grandement le travail en équipe et maintiennent le lien entre collègues. Mais lorsqu’elles se multiplient, elles peuvent aussi provoquer une surcharge cognitive.

Des outils dont on ne se passe plus

Un nouveau projet ? Direction Notion pour partager les informations essentielles et suivre l’avancée des tâches. Une réunion à organiser avec des équipes dispersées aux quatre coins de l’Hexagone ? Rendez-vous sur Zoom. Besoin de créer des groupes de discussion entre collègues et de partager les dernières infos (ragots ?) sur une chaîne informelle ? Slack et Teams sont les plus bankables des messageries instantanées.

Qu’on se le dise : ces outils ont révolutionné la collaboration en entreprise. Ils centralisent les informations, fluidifient les échanges et connectent des équipes dispersées. Difficile d’imaginer travailler sans eux aujourd’hui. D’ailleurs, en France, 73 % des utilisateurs estiment qu’ils sont « très importants » pour leur efficacité (Wakefield Research, 2023). Mais lorsque l’on multiplie ces plateformes, la machine peut (un peu trop) s’emballer.  

Mieux encadrer leur usage pour éviter l’épuisement

À 9 h, vous ouvrez Slack et découvrez une vingtaine de messages à lire. À 11 h, un fichier urgent arrive sur Notion. L’après-midi, plusieurs chaînes Teams s’animent à coups d’émojis et de questions. Ce bombardement constant provoque une surcharge cognitive. Le souci ? L’effet est camouflé par un shoot de dopamine qui procure une sensation intense de plaisir. Résultat : on ne se rend pas bien compte que tous ces outils nous stimulent un peu trop.  

Alors voilà : les plateformes collaboratives sont des outils formidables, mais elles nécessitent des règles claires pour éviter les dérives. Tout d’abord, limiter leur nombre permet de centraliser l’information et de simplifier les flux. Trop d’outils fragmentent les échanges et multiplient les points de friction.

Ensuite, les entreprises doivent former leurs équipes à une utilisation raisonnée. Définir des plages horaires sans notifications, encourager la déconnexion en fin de journée, ou prioriser l’asynchrone sur l’instantané peuvent alléger la pression.

Sensibiliser les collaborateurs aux effets délétères d’une hyperconnexion est aussi crucial. Désactiver les notifications, organiser les canaux par priorité ou utiliser des statuts personnalisés pour signaler son indisponibilité sont autant de solutions simples à mettre en place.

Enfin, les managers jouent un rôle clé. En adoptant des comportements exemplaires – en limitant leurs propres sollicitations ou en valorisant les moments de concentration profonde – ils envoient un message clair : la performance ne passe pas par une connexion permanente.

En replaçant les outils collaboratifs à leur juste place, les entreprises peuvent maximiser leur potentiel tout en protégeant la santé mentale des équipes. Un équilibre nécessaire pour rester efficaces… sans perdre la tête.  

 

Mythes de bureau

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« Sans surveillance constante, personne ne travaille vraiment en télétravail »

Télétravail

  2 mins

 

Jeune femme perplexe scrutant son ordinateur portable en télétravail

En télétravail, "une recherche accrue de contrôle des tâches et de mesure des résultats est clairement observée de la part des managers", rapportait une étude menée par la CFE-CGC en décembre 2023. Une pratique qui se retrouve principalement chez les managers habitués à ne pas faire confiance à leurs équipes en présentiel. 85% des managers ne font en effet pas confiance aux télétravailleurs  (enquête Microsoft). Nuançons : les managers habitués à donner des ordres et qui manquent d'assurance ont tendance à se méfier des employés en télétravail.  

“T’es là ?” Notifs, mails et messages Slack  

Comptes rendus journaliers, avalanche de mails et messages Slack : le manager à distance est parfois aussi vigilant avec ses collaborateurs qu’un gardien de prison avec ses détenus. Un comportement qui s’est développé avec la pandémie mondiale. Terminé le temps où il suffisait de se tourner dans la direction de ses collègues pour s’assurer qu’ils bossent. Ou pour avoir une information deux minutes avant d’entrer en réunion. Subitement, les N+1 ont dû adapter leur management au distanciel et à l’asynchrone.  

Problème : si rien n’est plus pareil, les objectifs managériaux sont eux restés les mêmes qu’à l’époque du présentiel. Forcément, il y a de quoi inquiéter les managers. Et comment réagit-on quand on est inquiet ? Eh bien on devient hypervigilant. Cela peut se comprendre sur une période courte et transitoire mais 5 ans après l’essor du télétravail, on peut s’interroger : un manager qui doute des télétravailleurs ne masque-t-il pas un manque de confiance en soi qui se répercute sur les salariés ?  

Entre confiance et hypercontrôle, il n’y a qu’un bureau  

Imaginez deux bureaux côte à côte : dans l'un, les idées fusent librement, portées par la confiance mutuelle. Dans l'autre, le silence règne, étouffé par un contrôle obsessionnel. Même entreprise, deux mondes. Comment expliquer cela sinon par le manque de confiance en soi du manager ? Un manager avec une faible estime de lui-même et un tempérament autoritaire voit le télétravail comme un risque. Un N+1 avec une confiance en soi stable, solide et un caractère optimiste y voit une opportunité de responsabiliser son équipe.  

Maintenant que de plus en plus d’entreprises appellent au retour en full présentiel, il est temps de tirer des enseignements : c’est sans doute en essayant de se mettre à la place l’un de l’autre que collaborateur et manager pourront construire une relation de confiance, solide. Avec ou sans télétravail. Mais pour cela, encore faut-il oser dévoiler ses émotions… et briser l’idée reçue que les managers doivent rester de marbre.

 

Mythes de bureau

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chronique

« Les femmes ne sont pas faites pour les métiers techniques »

Egalité femmes - hommes

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Deux statues de femmes scientifiques (Lise Meitner à droite à Berlin et Marie Curie à Varsovie) illustrant la place des femmes dans les métiers techniques

L’idée que les femmes ne seraient pas « naturellement » douées pour les métiers techniques s’accroche aux murs des entreprises comme un vieux poster défraîchi. Il est temps de la décoller une bonne fois pour toutes.    
 

Biais cachés, talents éclipsés 

Pendant des siècles, les sciences et les technologies étaient des territoires masculins. Aujourd’hui encore, les chiffres parlent : en France, à peine un quart (24 %) des emplois dans les professions du numérique est occupé par des femmes selon une étude de l’Insee datant de 2023. Pourtant, il n’existe aucun élément scientifique qui montre que le genre détermine les capacités techniques. Alors, comment expliquer ce déséquilibre persistant ? Il suffit d’observer comment, dès l’enfance, les filles se heurtent à un parcours semé de biais : des orientations scolaires cloisonnées, des doutes insidieux sur leur légitimité, des environnements techniques souvent masochistes, et surtout, un manque criant de modèles féminins visibles pour nourrir leurs ambitions.

L’effet Matilda  

Et pour cause. De Rosalind Franklin, dont les travaux ont été cruciaux pour la découverte de la structure de l’ADN mais longtemps éclipsés, à Lise Meitner, pionnière de la fission nucléaire, dont les mérites ont été attribués à ses collègues masculins… L’histoire des sciences regorge d’exemples où le talent féminin est resté (trop) discret voire a été effacé. Comme s’il fallait le rendre invisible pour préserver le mythe de la supériorité masculine. Un phénomène d’invisibilisation des femmes qui porte d’ailleurs un nom : l’effet Matilda. Alors c’est vrai : pour y remédier, des lois ont vu le jour. La loi Copé-Zimmermann (2011) a imposé des quotas de femmes dans les conseils d'administration des grandes entreprises. Plus récemment, la loi Rixain (2021) vise à renforcer la parité dans les postes de direction. Mais les résultats restent timides dans les secteurs techniques, où les mentalités évoluent moins vite que les algorithmes.

Changer le code source des mentalités

Les femmes sont toujours obligées de « faire plus » que leurs homologues masculins pour prouver leur valeur. Et c’est précisément là que réside le véritable défi : créer des environnements où elles n’ont pas à justifier leur présence, mais simplement à exercer leur métier. Comment y parvenir ? D’abord, en féminisant les équipes pour favoriser l’inclusion et lutter contre les stéréotypes. En effet, la mixité dans les équipes techniques permet de réduire les biais de conception (exemple : algorithmes biaisés, produits non pensés pour un public féminin) et favorise une innovation plus inclusive. Puis, en favorisant des programmes de mentorat et de sponsoring, comme chez IBM ou Microsoft, qui accompagnent et promeuvent activement les talents féminins. L’étude Simundia x 50inTech montre également l’impact du coaching pour lever les freins intériorisés et renforcer la confiance en soi des femmes dans la tech. Ensuite, en sensibilisant les équipes aux biais inconscients via des formations concrètes, pour instaurer des environnements inclusifs. Des initiatives comme "Girls Who Code" éveillent aussi, dès le plus jeune âge, l’intérêt des filles pour les métiers techniques. Enfin, il est essentiel de valoriser les réussites féminines, non comme des exceptions, mais comme des preuves naturelles de talent et de compétence. 


Finalement, la question n’est plus de savoir si les femmes sont légitimes. Mais plutôt de trouver comment, à notre niveau, nous pouvons contribuer à ce que cette question ne se pose plus. 

Mythes de bureau

La chronique bouscule les préjugés, les idées reçues et les croyances parfois fausses qui façonnent nos comportements professionnels. Parce que la réalité du travail se joue dans les nuances et rarement dans les certitudes, « Mythes de bureau » interroge ce qui semble évident et invite à dépasser les stéréotypes qui limitent notre vision du travail.

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