L’entretien professionnel obligatoire est prévu à l’article L 6315-1 du Code du travail. Il concerne tous les salariés : CDI, CDD, intérimaires, alternants, apprentis, temps partiels ou temps pleins.
Ce rendez-vous est consacré aux « perspectives d’évolution professionnelle, notamment en termes de qualification et d’emploi ». Le manager doit informer son collaborateur sur :
- La validation des acquis de l’expérience (VAE).
- L’activation du compte personnel de formation (CPF).
- Les abondements de l’employeur au CPF afin de financer des formations professionnelles.
- La possibilité de faire appel à un conseil en évolution professionnelle (CEP).
Il n’a pas pour objet d’évaluer le travail du salarié, contrairement à l’entretien annuel.
Cet entretien obligatoire doit se tenir tous les deux ans. Le premier rendez-vous a lieu deux ans après l’entrée dans l’entreprise du collaborateur. Il prend la forme d’une entrevue individuelle entre le manager et le salarié.
Il se tient également à la reprise d’activité faisant suite à un congé maternité, un congé parental, un congé de proche aidant, un congé adoption, un congé sabbatique, un arrêt maladie…
Le rendez-vous doit être formalisé dans un compte-rendu rédigé par le manager. Le salarié doit se voir remettre une copie de ce document.
Tous les 6 ans, l’entretien professionnel doit dresser le bilan récapitulatif du parcours professionnel du collaborateur. Il s’agit ici de s’assurer de plusieurs éléments :
- Le salarié a suivi au moins une action de formation.
- Le salarié a acquis des éléments de certification.
- Le salarié a bénéficié d’une progression salariale ou professionnelle.
Dans les entreprises de plus de 50 salariés, le non-respect de l’obligation d’entretien professionnel ou de réalisation d’une action de formation entraine un abondement complémentaire du CPF de l’employé concerné.
Dans les entreprises de moins de 50 salariés, le non-respect des obligations de l’employeur peut se traduire par un contentieux prud’homal et le paiement de dommages-intérêts.