L’échelon sur la fiche de paie : ce petit chiffre en haut du bulletin qui en dit long sur le niveau d’expérience du salarié. Dans le cadre des entreprises, privées ou publiques, l’échelon a vocation à évoluer de différentes façons : ancienneté dans la fonction, avancement dans l’organisation, obtention d’une nouvelle qualification. Comment s’assurer d’un bon suivi des échelons des collaborateurs ? Voici ce que vous devez savoir pour bien comprendre le fonctionnement de l’échelon sur la fiche de paie.
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Modèle de fiche de paie
L’échelon est, lorsqu’il existe dans la Convention Collective applicable, un élément de la classification du salarié. Il permet de situer sa position dans la grille prévue par la branche ou par l’entreprise. Selon les secteurs, la classification peut aussi reposer sur un niveau, une position, un groupe, une classe ou un coefficient. Deux éléments principaux permettent de déterminer la classification d’un collaborateur :
La Convention Collective fixe le cadre général d’application des salaires au sein de la branche professionnelle. Elle recense l’ensemble des catégories professionnelles du secteur et définit les grilles de salaires associées. Selon les branches, la classification peut être structurée par niveaux, positions, coefficients, classes ou échelons.
Le nombre d’échelons, leur dénomination et leurs modalités d’évolution varient fortement d’une Convention Collective à l’autre. Il n’existe donc pas de règle générale sur le nombre d’échelons ni sur une périodicité standard de progression. Dans certaines branches, l’évolution dépend notamment de l’ancienneté ; dans d’autres, elle repose surtout sur les compétences, l’autonomie, les responsabilités exercées, la technicité ou un changement de poste.
À chaque échelon correspond, lorsqu’il est prévu par la grille applicable, un positionnement dans la classification conventionnelle. Plus le classement est élevé, plus le niveau d’expertise, d’autonomie ou de responsabilité attendu peut être important selon les critères retenus par la Convention Collective. Il s’agit donc également d’un élément important à vérifier entre le salarié et l’employeur au moment de l’embauche.
💡bon à savoir : la reprise d'ancienneté est-elle obligatoire auprès d'un nouvel employeur ?
En cas de simple nouvelle embauche chez un autre employeur, la reprise d’ancienneté acquise ailleurs n’est, en principe, pas imposée par la loi. Des exceptions légales existent toutefois dans certaines situations particulières, et une Convention Collective, un accord collectif, un usage ou le contrat de travail peuvent aussi prévoir une reprise partielle ou totale d’ancienneté. Pensez à bien vérifier cette question dans le cadre de votre Convention Collective lors des recrutements.
À noter qu’en cas de transfert d’activité au sens de l’article L.1224-1 du Code du travail, le contrat de travail se poursuit avec le nouvel employeur et l’ancienneté acquise est en principe conservée. La Cour de cassation l’a encore illustré dans un arrêt du 17 janvier 2024, n° 22-16.538, rendu dans un contexte conventionnel particulier.
Ces deux indicateurs peuvent intervenir dans la classification conventionnelle du salarié et dans la détermination du salaire minimum applicable, mais ils n’ont pas exactement la même fonction. Voici les différences :
Le coefficient reflète souvent le niveau de classement de l’emploi au regard des critères conventionnels, par exemple selon la catégorie professionnelle, l’autonomie, la technicité ou les responsabilités confiées.

Le bulletin de salaire doit mentionner l’emploi du salarié ainsi que sa position dans la classification conventionnelle applicable. Selon les cas, cette information peut être exprimée par un niveau, une position, une classe, un coefficient ou par une combinaison de ces éléments. Ainsi, un échelon n’est pas systématiquement mentionné en tant que tel sur tous les bulletins : il doit être renseigné lorsqu’il fait partie des repères retenus par la classification applicable et qu’il permet d’identifier correctement la position conventionnelle du salarié.
bon à savoir : comment remplir le niveau du salarié sur son bulletin de salaire ?
Vous avez un doute quant au remplissage des champs obligatoires sur les bulletins de salaire ? N’hésitez pas à télécharger notre modèle Excel de fiche de paie pour vous aider à structurer vos bulletins. Il convient toutefois de vérifier la conformité finale au regard des textes en vigueur et de la Convention Collective applicable.
Plusieurs raisons peuvent vous amener à opérer un changement d’échelon sur la fiche de paie. L’un des cas les plus fréquents est l’évolution prévue par la grille applicable au salarié, lorsque la Convention Collective fait dépendre cette progression de l’ancienneté ou d’autres critères objectifs.
Une promotion interne, un changement de fonctions ou un changement de catégorie professionnelle peuvent également entraîner une modification de la classification et du salaire minimum conventionnel applicable. Il convient alors de déterminer le nouveau classement au regard du poste réellement occupé, des critères prévus par la Convention Collective et, le cas échéant, des règles de repositionnement prévues par la branche ou l’entreprise. Lorsque cette évolution modifie les éléments contractuels du salarié, elle doit être correctement formalisée.
Exemple de changement d’échelon dans le cadre d’une promotion
Un salarié, technicien supérieur, devient manager d’une équipe de l’entreprise. Il change alors de grille conventionnelle. Son repositionnement doit être déterminé au regard des fonctions réellement exercées et des règles prévues par la Convention Collective applicable, qui peuvent fixer un niveau, une position, un coefficient ou un échelon de départ dans la nouvelle catégorie.
Deux autres raisons peuvent donner lieu à un changement d’échelon :

Le décompte de l’ancienneté peut être un facteur essentiel pour calculer la paie lorsque la Convention Collective prévoit une progression liée à cette ancienneté. Par ailleurs, le Code du travail ne prévoit pas à lui seul de congés payés supplémentaires pour ancienneté, mais de tels jours peuvent être accordés par une Convention Collective, un accord d’entreprise, un usage ou le contrat de travail. Il est donc important de suivre avec précision les règles applicables en matière d’ancienneté et de classification.
L’échelon à prendre en compte pour la première fiche de paie est celui correspondant à la classification conventionnelle applicable au poste réellement exercé. Le contrat de travail ou l’avenant au contrat de travail (en cas de changement de catégorie) constituent des supports utiles, sous réserve qu’ils soient cohérents avec la Convention Collective applicable et les fonctions réellement exercées. La date d’entrée du salarié au sein de l’entreprise, elle, permet d’organiser le suivi de son ancienneté, laquelle peut ensuite avoir des effets sur l’évolution d’échelon lorsque la Convention Collective le prévoit.
Ainsi, vous n’avez plus qu’à suivre les échelons de la grille du salarié lorsque la Convention Collective en prévoit. Mais le suivi n’est pas toujours linéaire en pratique, car les périodes de suspension du contrat n’ont pas toutes le même effet sur l’ancienneté. Les changements d’échelon doivent donc être recalculés en fonction des règles applicables à chaque situation : le congé maternité est pris en compte intégralement pour l’ancienneté, le congé parental d’éducation à temps plein est retenu pour moitié, le congé parental à temps partiel est assimilé à une période de travail effectif. Le congé sabbatique, lui, suspend le contrat de travail et n’est en principe pas pris en compte pour l’ancienneté, sauf dispositions conventionnelles ou contractuelles plus favorables. Selon les situations, d’autres périodes peuvent également produire des effets sur l’ancienneté, par exemple en cas de poursuite d’un CDD par un CDI ou dans certains cas d’embauche après intérim.
Selon les branches, les systèmes de classification et les tableaux d’échelons peuvent être plus ou moins complexes. Les services administratifs des entreprises doivent donc vérifier régulièrement l’évolution de la classification en fonction des règles conventionnelles, des changements de poste et des périodes de suspension du contrat.
Ces mises à jour sont devenues très simples à réaliser grâce au logiciel Eurécia Paie. L’échelon fait partie des éléments variables à actualiser automatiquement selon les informations entrées pour chaque salarié dans les modules associés. Devinez qui va gagner un temps fou dans sa préparation de paie ?
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