
Faisons quelque chose d'incroyable ensemble
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chronique
4 mins
Dans un monde de notifications incessantes, de réunions impromptues et d’appels inopinés, le deep work promet une chose : une immersion totale dans une tâche, sans distractions. Le concept repose sur l’idée que la concentration profonde est la clé d’une productivité maximale et d’un travail de qualité. Mais est-ce vraiment réaliste dans le tumulte d’un open space et le rythme d’une vie d’équipe ?
La promesse d’en finir avec les « juste pour un petit point rapide Hadrien » est trop alléchante, alors sans hésitation, je vais tester pour vous l’annihilation sensorielle promise par le deep work et, tant que faire se peut, mesurer ses effets sur ma productivité.
Nous sommes lundi matin, il est neuf heures. Je fais face au premier gros défi de ma semaine : me créer une bulle de concentration. Je bloque les notifications, préviens mes collègues que je suis en mode focus et je m’isole dans une salle de réunion bloquée pour la journée. Les premières minutes sont étranges. Mon cerveau, habitué à jongler entre plusieurs sollicitations, lutte pour rester concentré sur une seule tâche. Dès que j’entends quelqu’un dans le couloir, j’ai envie de tendre l’oreille. J’ai aussi de drôles de reflexes à prendre mon téléphone en main sans m’en rendre compte…
Mardi, je m’équipe : casque réducteur de bruit, musique instrumentale et un créneau de 4 heures bloqué dans mon agenda intitulé "Deep Work - Ne pas déranger". Après trois quarts d’heure, je suis tellement plongé dans mon rapport que je ne vois plus l’horloge tourner. La satisfaction d’avoir beaucoup avancé sur mon projet, sans interruption, est immense.
Mercredi, je commence à comprendre que le deep work n’est pas une question de quantité, mais de qualité. Plutôt que d’essayer de m’immerger pendant deux heures d’affilée, je découpe ma matinée en 3 sessions de 50 minutes, suivies de petits temps de pause. L’après-midi je retourne en open space pour traiter tous mes mails et les tâches qui nécessitent moins de concentration.
Jeudi, je confirme ma nouvelle approche : planifier mes sessions de deep work le matin, lorsque mon esprit est le plus alerte. En fin de journée, je réserve des créneaux pour les tâches plus légères. Le contraste est frappant : je termine mes matinées avec le sentiment d’avoir accompli l’essentiel, et mes après-midis sont beaucoup plus sereines, consacrées au « work about work ».
Dernier jour de l’expérience. Je décide de combiner deep work et collaboration : je partage mes créneaux "focus" avec mes collègues, pour qu’ils sachent quand me déranger ou non. Cette transparence évite les malentendus et les petites frustrations des relations. Ces deux derniers jours, j’avais un peu mis de côté des réponses à des sollicitations et ce n’est pas non plus idéal.
En fin d’aprem, je prends un temps pour analyser ma journée. Non seulement je suis assez content du boulot que j’ai fait, mais je me sens aussi moins stressé. Cette approche pourrait bien devenir un pilier de ma routine pro !
Avec le deep work, on change un peu son rapport au temps de travail et à la productivité. J’ai la sensation que ce n’est pas une méthode mais plutôt un mode de travail qui apporte un nouveau rythme dans le quotidien.
Après ces quelques jours d’immersion, voici mes conseils pour débuter :
En tout cas, tester le deep work m’a permis de redécouvrir une chose essentielle : la puissance de la concentration. Ce n’est pas toujours facile à mettre en place, mais les bénéfices – en termes de qualité de travail et de sérénité – me semblent en valoir largement la peine.
Et vous, prêt à plonger dans le travail en profondeur ?
J'ai testé...
Tester de nouvelles façons de travailler, c'est le principe de cette série d'expérimentations grandeur nature. Chaque chronique raconte une semaine d’immersion pour adopter un nouveau métier, tester une méthode de travail ou tout simplement changer ses habitudes professionnelles... Du ressenti aux enseignements concrets, je teste et je raconte d’autres façons de travailler.
chronique
3 mins
Musique ou silence musique ou silence pour mieux travailler ? Voilà un dilemme qui divise les open spaces. Certains ne jurent que par une ambiance sonore pour se motiver, d’autres cherchent le silence absolu pour augmenter leur concentration. Moi, j’ai décidé de mener l’enquête en testant les deux approches sur une semaine. Expérience immersive, je suis pour vous le mélomane monastique du bureau, cherchant à comprendre qui entre la playlist années 2000, la compilation ASMR ou le roi du silence, booste vraiment la productivité.
Lundi matin, je commence par un classique : une playlist d’ambiance chill, parfaite pour plonger doucement dans ma to-do list. Dès les premières minutes, un constat s’impose : la musique m’aide à me lancer. Les notes acoustiques de ces tubes pop que connait déjà mon cerveau ne demandent aucune concentration. Au contraire, elles m’empêchent de me disperser, et je parviens rapidement à me concentrer sur mes tâches. Je vois néanmoins un peu d’agacement dans le regard de ma collègue en face : le son déborde du casque ou mon petit balancement en rythme l’incommode.
Mardi, j’opte pour des morceaux plus rythmés pour accompagner une tâche créative. Plutôt énergisant, mais je suis rapidement distrait par les paroles. Entre deux phrases, je m’aperçois que je fredonne au lieu d’écrire. A deux clics d’envoyer « Hello papi mais qué pasa ? » en ouverture d’un mail, je décide de poser le casque pour me reconcentrer. La musique est une alliée mais n’est pas adaptée à toutes les situations.
Mercredi, je me lance dans une journée entière de calme absolu. Sans casque, sans bruit de fond. La concentration vient naturellement pour les tâches analytiques, comme la relecture de documents ou la mise à jour de tableaux de suivi. Au bout de deux heures, un sentiment d’isolement pointe le bout de son nez : le silence m’apparait presque oppressant alors que la musique avait un petit côté apaisant.
Jeudi, je persiste. Cette fois, je me concentre sur des tâches collaboratives et le calme devient un avantage. Sans mon casque, je suis bien plus attentif aux interactions dans l’équipe, j’interviens plus facilement. Travailler en silence me donne une meilleure perception de mon environnement et des émotions des autres.
En ce vendredi, dernier jour de mon expérience, je décide de mixer les deux approches. Musique pour les tâches répétitives ou créatives, silence pour les moments de réflexion ou les échanges. Compilation avant l’heure, je profite des deux approches en fonction de mes besoins et du contexte.
Après une semaine d’expérimentation, une chose est claire : ni la musique, ni le silence n’est la solution universelle. Tout dépend des tâches à accomplir, de son état d’esprit et évidement de l’environnement de travail. Je comprends aussi au fil de mes lectures sur le sujet que nous ne sommes pas tous identiques face à la musique. Certains font baisser leur stress en écoutant du heavy métal, d’autres perdent le fil de leur pensée en essayant de décortiquer un nouveau hit.
Voici donc mes quelques conseils pour tirer le meilleur parti des deux ambiances :
J'ai testé...
Tester de nouvelles façons de travailler, c'est le principe de cette série d'expérimentations grandeur nature. Chaque chronique raconte une semaine d’immersion pour adopter un nouveau métier, tester une méthode de travail ou tout simplement changer ses habitudes professionnelles... Du ressenti aux enseignements concrets, je teste et je raconte d’autres façons de travailler.
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4 mins
Apprendre en observant : voilà la promesse du « job shadowing », une pratique d’entreprise qui consiste à suivre un collègue dans son quotidien pro pour découvrir son métier de l’intérieur. Une sorte d’immersion dans les coulisses du travail d’un autre. Mais qu’est-ce que cela apporte vraiment ? Piqué de curiosité, mais un brin soucieux du déroulé d’une journée dans les pas d’une autre personne, j’ai décidé de tester pour vous le job shadowing pendant une semaine. Un merci à ces collègues qui, le temps d’un jour, m’ont laissé être leur ombre. 🐱👤
Lundi matin, je rejoins Karim, chargé de marketing. Il avait déjà entendu parler de la pratique et se prête volontiers au jeu. Mon objectif : passer la journée à ses côtés pour comprendre bien le cadre de ses missions et pourquoi pas en tirer quelques bonnes pratiques. Je remarque que son agenda est un véritable casse-tête. Entre les réunions, les appels aux prestataires et la gestion des campagnes ; je suis impressionné par sa capacité à jongler avec les priorités. Je prends quelques notes en silence, et il m’explique plusieurs méthodes de travail. Petit à petit, j’entre dans sa logique et réalise que son métier est bien plus stratégique que je ne pensais.
Changement complet de décor pour le mardi : je passe ma journée avec Thomas, développeur informatique. Je découvre un quotidien beaucoup plus solitaire, rythmé par des sessions de codage intense après un rapide point d’équipe. Son rôle est tout aussi passionnant et en discutant avec lui, je déconstruis mes préjugés sur le métier. Je découvre même un gros point commun dans l’approche créative de nos quotidiens pros.
Mercredi, je décide de suivre Marie-Élise, chargée de ressources humaines. Sa journée commence par trois entretiens d’embauche (je me fais tout discret) et se poursuit avec une réunion sur la formation des collaborateurs. Je suis marqué par la finesse dont elle fait preuve pour gérer des situations délicates et animer des discussions conflictuelles. Moi qui avais en tête un rôle très administratif, je me rends compte que son métier demande non seulement une excellente organisation, mais aussi un sens aigu des relations et de la psychologie humaine.
Jeudi, je m’installe à côté de Christian qui travaille au pôle logistique. Entre les plannings de livraison, les appels aux fournisseurs et les imprévus qui tombent à la dernière minute, je découvre un quotidien sous tension. Christian garde pourtant son calme et son sens de la priorisation force le respect. Ma montre m’indique que je viens de battre mon record de pas sur une journée et il n’est pas encore midi. Clairement, je m’étais fait une fausse idée de son métier.
Nous voilà enfin vendredi, dernier jour de mon immersion. J’essaie de prendre un peu de recul après cette semaine consacrée à suivre mes collègues. Je me prête au jeu pour compléter l’expérience et c’est Karim qui m’accompagne aujourd’hui. Je réalise que l’exercice est plus difficile dans ce sens mais nos échanges sont très riches. Il m’interpelle sur certains fonctionnements, s’intéresse à plusieurs aspects qui me semblaient connus de tous…. Bref, on partage beaucoup sur nos métiers et, en avouant quelques difficultés, on sent la confiance se développer.
Le job shadowing vaut vraiment le coup pour démystifier ses préjugés sur certaines fonctions de l’entreprise. On réalise vite que chaque métier a des contraintes, des tâches répétitives, mais aussi des aspects très épanouissants. L’exercice m’a fait changer d’avis sur certaines équipes et je comprends mieux comment fonctionner avec d’autres. Bien plus qu’une simple observation, le job shadowing est donc une opportunité de comprendre le travail des autres, d’améliorer la collaboration et même de renforcer ses propres compétences.
Quelques conseils si vous souhaitez vous lancer :
J'ai testé...
Tester de nouvelles façons de travailler, c'est le principe de cette série d'expérimentations grandeur nature. Chaque chronique raconte une semaine d’immersion pour adopter un nouveau métier, tester une méthode de travail ou tout simplement changer ses habitudes professionnelles... Du ressenti aux enseignements concrets, je teste et je raconte d’autres façons de travailler.
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3 mins
Qui n’a jamais entendu parler de la méthode Pomodoro ? Moi ! Ahah, pour être franc, je ne suis pas fan de « ce genre de méthode », en tout cas c’est ce que je me plaisais à répondre sans vraiment m’y intéresser. Pourtant, la promesse interpelle : décupler la productivité en alternant des phases de travail intense et des courtes pauses. Un brin jaloux d’avoir observé une coworkeuse la mettre en pratique, je me suis lancé dans l’expérience, bien décidé à tester la technique Pomodoro pendant une semaine complète.
La règle est simple : travailler pendant 25 minutes, puis prendre une pause de 5 minutes. Au bout de quatre cycles, une pause plus longue de 15 à 30 minutes est recommandée. Un programme rythmé, pensé pour éliminer les distractions et les coups de fatigue. Mais est-ce aussi simple que ça en a l’air ? Plongée dans ma semaine très chronométrée…
J’aurais aimé installer un minuteur sur mon bureau mais le seul que j’ai trouvé est un modèle de cuisine et le regard noir de mes collègues à l’idée d’avoir une ambiance Top Chef pendant cinq jours m’a découragé. J’opte donc pour la fonction minuteur du téléphone, prêt à tester mes premières sessions. Je choisis une tâche à faire dans l’heure et enclenche le chronomètre. Au début tout semble fluide, mais à mi-chemin je ressens une première difficulté : résister à l’envie de vérifier mes mails ou de jeter un œil à mon téléphone. Difficile d’ignorer ces habitudes bien ancrées. La première pause de 5 minutes tombe comme une récompense. Le challenge est lancé !
Troisième jour et le sentiment est mitigé. D’un côté, la méthode aide à structurer ma journée : mes objectifs sont mieux planifiés et ces cycles de concentration donnent un bon rythme. Mais honnêtement, interrompre une tâche alors que je commence à peine à entrer dans le vif me laisse souvent frustré. Chaque pause de 5 minutes semble à la fois trop courte pour vraiment déconnecter et trop longue quand je suis dans un bon élan. Cela dit, les longues pauses toutes les deux heures sont particulièrement agréables, et je déconnecte vraim.. BIP BIP BIP oups, désolé, je dois m’y remettre.
Au bout de cinq jours, j’ai trouvé mon équilibre avec la méthode. Je commence à mieux anticiper la durée de mes tâches et à organiser mes sessions Pomodoro en fonction de leur complexité. Au niveau de la concentration, c’est plutôt positif : me lancer dans une tâche est devenu plus facile et les distractions s’effacent progressivement. Les courtes pauses aident à relâcher la pression et me permettent de revenir plus alerte. Certes, quelques cycles sont moins efficaces, mais globalement, la méthode impose une rigueur appréciable, notamment lors de la petite baisse de régime en milieu d’aprem.
Je me sens comme un automate avec la méthode Pomodoro. Même si après une semaine de test, je ne peux nier que la méthode a ses avantages d’un point de vue strictement productif. Je me surprends même à être content en fin de journée du nombre de cycles que j’ai terminé. Il y a cette petite satisfaction personnelle, comme quand on barre les lignes d’une to-do list. La méthode fonctionne bien pour les tâches qui demandent une concentration soutenue mais relativement courte. Pour les tâches de fond ou une approche créative en revanche, elle m’est vite apparue assez frustrante.
Quelques conseils pour tirer le meilleur parti de la méthode Pomodoro :
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3 mins
Le sport et le travail, deux mondes qui me semblent incompatibles. Entre des journées bien remplies, les réunions qui débordent et la fatigue qui s’installe, ça me parait difficile d’intégrer une activité physique régulière sans que mon emploi du temps ne vacille. Pourtant, je vois passer régulièrement des articles qui me répètent que bouger plus améliorerait ma concentration et m’aiderait à gérer le stress.
Culpabilisé par mon fil d’actualité, j’ai fini par craquer : je vais tester une semaine où le sport fait partie intégrante de mes journées de travail. Matin, midi ou soir, j’ai casé des sessions de sport en observant les effets sur mon énergie, mon efficacité et ma motivation. Verdict ? C’est une expérience musclée…
On va se le dire dès le début : je n’ai pas un super cardio. Voilà, voilà. MAIS j’adore faire du sport. Premier défi donc, dès le lundi matin 7h. Ça part sur une séance de course avant le travail (dans quelques jours j’appellerai ça jogging ou running certainement). J’enfile mes baskets et me lance pour 30 minutes de footing. Sur le papier, c’est motivant, dans la réalité c’est rude. J’ai du mal à réveiller mon corps et, en arrivant au bureau, je suis en sueur et j’ai faim. La petite douche et la barre de céréale me font le plus grand bien.
Mardi, je teste le sport sur la pause du midi. Une séance de CrossFit avec un groupe de collègues avant de retourner devant l’ordinateur. Je ressens un boost d’énergie, mais aussi une légère difficulté à me reconcentrer immédiatement après l’effort. En revanche, je me sens plus efficace dans la prise de décision. La tête vide, j’ai la sensation d’être plus lucide.
Mercredi, je fais semblant de ne pas avoir de crampes quand ma collègue Elise me demande si l’expérience se passe bien. Je tente cette fois le sport en fin de journée avec une séance de natation. Résultat : une vraie sensation de bien-être et aucune envie d’ouvrir mon ordinateur en rentrant. Parfait pour décrocher.
Jeudi, je décide d’intégrer du mouvement directement dans ma journée de travail :
Ça parait un peu ridicule mais ces petits changements demandent peu d’effort et font une vraie différence. Moins de raideurs, plus de dynamisme, j’ai la sensation d’être en meilleure forme, sans avoir à bloquer un créneau pour une vraie séance de sport.
Vendredi, dernier jour de l’expérience. Je teste un mix entre plusieurs approches :
Oui, le sport participe au bien-être et à un meilleur équilibre ; ce n’était pas exactement que je pensais expérimenter cette semaine. Je le voyais plus comme une contrainte, alors qu’on peut l’intégrer facilement dans son agenda, sans forcément s’imposer de grandes séances.
Tout est question d’organisation ! En tant que néo-sportif du quotidien, voici mes recommandations :
Il n’y a pas une seule bonne façon d’intégrer une activité physique dans son quotidien pro, l’essentiel est de trouver son propre équilibre et d’en faire un allié, plutôt qu’une obligation. Et vous, prêt ou prête à bouger plus au bureau ?
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4 mins
« Juste un dernier coup d’œil à mes mails. Oh, mais je n’ai pas encore regardé LinkedIn ce matin ! 16 notifs de groupes sur WhatsApp : allez, vite fait... »
Vous la connaissez, cette spirale ? Celle qui commence par une petite vibration dans la poche et se transforme en tunnel de 45 minutes à errer entre différentes applis de communication et réseaux sociaux. Moi aussi. Alors j’ai décidé de dire stop. Objectif : une semaine de minimalisme numérique au travail. Moins de bruit, plus de clarté. Enfin… en théorie.
Lundi matin, je débute par un grand ménage : suppression d’applis inutiles sur le téléphone, désactivation des notifications non urgentes - bon, ça me fait aussi me questionner sur ce qui est vraiment urgent - et tri de ma boîte mails (plus de 400 mails inutiles non lus…) : je supprime ou me désabonne en masse. J’installe une extension pour limiter mes visites sur les réseaux pros à 15 minutes par jour, et j’annonce à mes collègues que je ne répondrai plus en instantané. En résulte une sensation étrange. J’ai du mal à ne pas checker. Comme si j’étais en manque. Mon cerveau semble chercher sa dose de micro-distractions. Deux collègues font exprès d’envoyer des messages dans les groupes de discussion pour me faire décrocher, et ça marche.
Dès le mardi, je respire. J’ai tenu trois heures sans toucher à mon téléphone. Mon esprit est plus calme, ma to-do list plus claire. Je réalise à quel point le bruit numérique est devenu un bruit mental dans notre quotidien.
Mercredi, première galère : j’ai raté une info relayée dans un canal Teams qui me semblait moins important et que j’avais mis en sourdine. La digital detox, c’est bien, mais le monde continue de tourner à 200 km/h. Je vais devoir faire attention à ne pas confondre minimalisme et isolement. Cette approche stricte m’oblige à trouver une meilleure organisation. Je centralise (enfin) toutes mes listes de tâches dans un seul document, et je me définis des moments précis pour traiter mails et messages. Je préviens quand je suis indisponible (en changeant mon statut sur les outils par exemple) et je dois avouer que le fait de ne pas être toujours joignable apporte une certaine sérénité. Ma concentration s’améliore nettement, et j’avance plus vite sur des tâches que je repoussais depuis des jours.
Quel bonheur de ne pas être interrompu par la vibration d’une notification toutes les 8 minutes !
Vendredi, je fais le point. Non, je n’ai pas tout supprimé. Je n’ai pas abandonné mon téléphone, ni fui Internet. En revanche, j’ai bien changé mon approche : je choisis quand et comment je me connecte. Je reprends (un peu) le contrôle sur mon attention. Le plus difficile ? Sortir du réflexe de répondre dans la minute. Le plus précieux ? Le calme retrouvé. Bon, j’ai quelques copains qui pensent que je fais la tête car je ne réponds plus du tac-au tac, mais pour le reste je me porte bien. J’ai dû rater 250 réels sur Insta, mais au fond, je crois que je n’ai rien raté.
Cette semaine, j’ai moins fait, mais j’ai mieux fait. Je ne sais pas si ça va durer, mais ce que je retiens, et que je vous recommande :
Le minimalisme numérique, ce n’est pas tout jeter. C’est faire de la place. De la place pour mieux penser, mieux travailler, mieux respirer. Et si on désencombrait aussi nos journées de tout ce qui ne sert à rien ? Une approche plus minimaliste de son rapport au digital n’arrêtera pas le monde de tourner… mais vous, vous tournerez beaucoup mieux.
| J’ai testé pour vous. Et si on continuait à tester ensemble d’autres façons de travailler ? Quelque chose me dit que je ne suis pas seul à avoir envie d’expérimenter, concrètement ! Rendez-vous dans une prochaine chronique pour une nouvelle plongée au cœur du monde professionnel. Je partage avec vous mes expériences, mes émotions et mon analyse. |
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Tester de nouvelles façons de travailler, c'est le principe de cette série d'expérimentations grandeur nature. Chaque chronique raconte une semaine d’immersion pour adopter un nouveau métier, tester une méthode de travail ou tout simplement changer ses habitudes professionnelles... Du ressenti aux enseignements concrets, je teste et je raconte d’autres façons de travailler.
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5 mins
« Vas-y, prends ma place puisque c’est si facile ! »
Bon, ce n’est pas parti d’une phrase de ce type lâchée en pleine réunion, mais ça aurait pu. Franchement, qui n’a jamais pensé pouvoir faire mieux que son collègue ? Au choix : elle n’avance pas assez vite, il ne prend pas de décision, il est payé à ne rien faire, elle fait semblant de travailler… Ne me dites pas que vous n’avez jamais prononcé et partagé l’une de ces phrases avec un collègue. Moi oui, plusieurs fois même. Et souvent à la suite de petites frustrations qui tronquent notre perception et notre regard.
J’ai décidé de franchir un mur invisible, et de tenter une semaine d’inversion des rôles avec ma manageuse. Elle dans mes baskets, moi dans son fauteuil. On va voir si c’est si facile...
Lundi matin, on officialise la bascule : on échange nos agendas, nos sujets, nos missions de la semaine. Son planning est trois fois plus rempli que le mien, mais mon tableau de tâches est trois fois moins lisible. À chacun son enfer ! Dès les premières heures, je découvre qu’être la ou le chef, ce n’est pas juste "donner des ordres". C’est aussi enchaîner les réunions, recoller les morceaux entre les équipes, arbitrer sans froisser, gérer les urgences invisibles… Bref, c’est être interrompu tout le temps, pour tout et (souvent) pour rien. J’ai un peu de mal à garder mon calme. De son côté, ma cheffe réalise que mes journées ne sont pas aussi simples à appréhender que ce qu’elle imaginait.
Après s’être fait relancer trois fois pour un livrable, elle me demande à midi :
- Tu as toujours autant de demandes floues ?
- Bienvenue dans mon quotidien !
Le point d’étape à la pause déj’ nous révèle que chacun a eu beaucoup de mal à faire avancer les sujets de l’autre… Le test nous apparait irréaliste à maintenir à plein temps : je décide (car oui, c’est quand même moi le boss dans ce contexte) d’ajuster à la demi-journée.
Je sens déjà le regard des autres changer simplement parce que je m’assois sur le bureau dédié à la responsable du service. J’ouvre la boîte mails : 117 messages non-lus. Cent. Dix-sept. Je comprends mieux pourquoi ses réponses sont souvent laconiques, ou limitées à un émoticône. Je passe ma matinée à essayer d’arbitrer, transférer, challenger. Trois décisions importantes à prendre, une mini-crise à désamorcer, et un point avec la grande direction qui souhaite connaitre les résultats d’un projet. Je suis rincé.
De son côté, ma manageuse découvre que mes journées sont moins faites de décisions que de jonglage. Écrire, proposer des pistes, relire, demander des infos, ajuster le process, mettre à jour le doc de suivi, faire des relances : en boucle, sur des dizaines de projets. Elle finit par m’envoyer un message : "J’ai bossé toute la journée mais j’ai l’impression que rien n’a avancé !".
Je me surprends à faire quelque chose d’inhabituel, dire "non". Pas le choix, je comprends qu’il faut protéger son temps et savoir trancher, parfois à l’instinct, sans explication, même quand on m’en demande une. Je décale un projet mal cadré, j’interromps une réunion inutile, je dis oui, puis je dis non. Cette apparente sensation de pouvoir est vite remplacée par un sentiment de solitude. Ce que je gagne en autonomie, je sens que je le perds en complicité avec mes collaborateurs.
Pendant ce temps, ma manageuse rame sur un outil que je maîtrise par cœur. Après avoir finalisé une série de tâches, elle m’appelle :
— Tu as mis ça où, le tableau de suivi ? Impossible de m’y retrouver.
— Ah, c’est dans le drive, mais il faut passer par le lien dans le canal Teams, épinglé dans le fil du 9 mars. La discussion avec l’équipe marketing.
— … non mais ce n’est pas possible de bosser comme ça Hadrien ! (Bon là, j’admets, la manageuse reprend le dessus...)
- Je n’ai pas le choix, je t’avais déjà remonté le point…. Aucun manager ne veut changer ce process, c’est une galère à chaque fois.
Nous partageons un rire nerveux en réalisant que le quotidien de l’autre est surmonté d’autant d’embuches que le sien.
Vendredi, on termine l’expérience plus tôt que prévu, autour d’un café. Forcément, aucun n’a pu terminer les missions de l’autre. Je suis épuisé par son agenda, et j’ai la sensation que la plupart de mes interactions sont des combats solitaires, que j’ai des comptes à rendre à tout le monde. Elle est sonnée par la variété et la complexité de mes tâches, énervée par la lourdeur de certains dysfonctionnements entre les équipes.
Cette expérience aura surement été la plus enrichissante de la série. On change vite de regard quand on découvre le métier de manager. Exactement comme avec de nouvelles lunettes : on voit flou au début, et puis tout s’éclaire différemment. Maintenant, je vois beaucoup mieux ce que ça implique… et elle comprend mieux ce que je vis au quotidien.
À celles et ceux qui veulent tenter l’aventure, je recommande vivement :
On questionnera facilement la réussite de ce test et la pertinence du format, mais cela aura en tout cas permis de faire un pas vers l’autre, et d’ouvrir un nouveau dialogue sur les difficultés du quotidien. Pas de transformation, mais une meilleure compréhension.
| J’ai testé pour vous. Et si on continuait à tester ensemble d’autres façons de travailler ? Quelque chose me dit que je ne suis pas seul à avoir envie d’expérimenter, concrètement ! Rendez-vous dans une prochaine chronique pour une nouvelle plongée au cœur du monde professionnel. Je partage avec vous mes expériences, mes émotions et mon analyse. |
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4 mins
Quand on pense à la méthode Montessori, on pense immédiatement à une salle de classe colorée, remplie d’enfants qui choisissent librement leurs activités, guidés par un adulte bienveillant qui observe sans intervenir. Mais que se passerait-il si l’on transposait un tel fonctionnement et de tels principes dans le monde du travail ? L’autonomie, la confiance, la coopération et l’attention portée à l’environnement, au cœur de la pédagogie Montessori, pourraient bien transformer notre manière de collaborer au bureau.
C’est en tombant, encore et encore, sur des vidéos de parentalité via l’algorithme d’Instagram que l’idée m’est venue : pourquoi ne pas expérimenter la méthode Montessori avec mes collègues ? Pendant une semaine, j’ai décidé de la mettre en pratique pour voir ce qu’elle pourrait apporter à notre quotidien professionnel.
Dès le lundi matin, je m’attaque au premier principe : l’autonomie. Plutôt que de lancer la semaine avec mon habituelle liste de tâches à effectuer (et les briefs, deadlines et instructions qui vont avec), j’évoque plus largement les sujets du moment et propose à l’équipe de choisir librement ses actions en fonction des envies, de l’énergie et de ce qui lui semble le plus important.
Certains collaborateurs adorent. D’autres, un peu moins. Un collègue m’avoue : « Mais comment je sais si je fais les bonnes choses ? ». Habitué à un cadre très précis, il a du mal dès que les consignes disparaissent. Pour se rassurer, il se lance dans des tâches inutiles et planifie deux réunions sans objectifs réels ; à deux doigts du "task masking". Cette réaction me rappelle la part du « work about work » dans le quotidien, et me questionne sur notre effroyable capacité à perdre toute logique ou bon sens une fois le costume enfilé. Faire et défaire, c’est toujours travailler.
À deux bureaux de lui, une autre collègue se lance à corps perdu dans un projet « plaisir », au ROI largement discutable.
Mardi je n’interviens pas lors d’un point d’équipe, à moins qu’on ne me sollicite. J’observe, mais n’interromps personne. Je réponds à une question par une autre, pour pousser mes collègues à prendre seuls des décisions.
Mercredi, je m’inspire d’un autre principe #montessori : l’environnement comme outil d’apprentissage. Je reste un peu limité dans l’open space mais j’arrive à créer un coin « créatif » avec du matériel en accès libre : feutres, post-its, cartes de logique, tableau blanc…
Je n’impose rien, je propose. Les réactions sont timides. Je crois qu’un collègue – totalement désintéressé par mon approche - a deviné mon double jeu en sous-entendant que je vais avoir besoin de plus d’une semaine pour appliquer des principes d’éducation à des adultes.
Jeudi, je teste le principe de l’auto-évaluation : lors du daily, je demande à chacun de faire un point sur ses réussites de la semaine, ses difficultés et ses besoins. Je suis agréablement surpris par un échange sincère, alors même que certains collaborateurs tendent la main pour aider sur des points de blocage.
Vendredi, je termine mon expérience par un atelier collaboratif inspiré de Montessori, durant lequel je demande à chacune et chacun de choisir une action pour améliorer notre fonctionnement d’équipe. Zéro directive, 100 % initiative. Un résultat intéressant se détache avec une collaboratrice qui suggère de consolider plusieurs tableaux de données pour simplifier notre suivi au quotidien.
En fin de journée, je découvre que mon test aura réussi à fédérer mes collègues sur un sujet : toutes et tous s’accordent à me dire qu’il faut que j’arrête les expériences stupides.
Je quitte le bureau en les félicitant pour cette semaine, et entre rires et regards noirs, je leur souhaite un bon weekend. Sous les huées (ou presque), je leur rappelle que j’ai pleine confiance en eux pour qu’ils deviennent des moteurs du changement.
Alors, transposer la méthode Montessori sur des adultes et dans le monde du travail, est-ce que ça fonctionne ? Vous aurez compris que mes collègues ont facilement décortiqué mon approche, mais il n’empêche, plus sérieusement, qu’il y a des principes de cette pédagogie qui méritent d’être explorés dans nos quotidiens pro. Pour les plus téméraires, voici quelques conseils :
Oui, c’est amusant laisser ses collègues choisir librement leurs tâches comme dans une salle de classe, de créer des coins créatifs avec des post-its comme si c’étaient des cubes sensoriels. Mais la « méthode » trouve vite ses limites dans un environnement pro qui impose souvent des objectifs et des deadlines.
Cela dit, il y a des idées à piocher. Redonner un peu d’autonomie, faire confiance, soigner l’environnement de travail… Et vous, seriez-vous disposés à appliquer ce principe aux grands enfants que nous sommes souvent tous restés ?
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chronique
4 mins
Les réunions sont-elles un fléau pour les entreprises ? Ne me dites pas que vous n’avez jamais soupiré en voyant votre agenda envahi de créneaux "point rapide" qui s’éternisent ou de "brainstorming" qui tournent en rond ? Ce fameux collègue qui en vous croisant vous dit « c’est juste pour reboucler rapidement avec toi ».... Et quand l’invitation arrive, surprise, il a prévu 1 heure.
Mais peut-on vraiment s’en passer… totalement ? C’est le pari de la No Meeting Week, une semaine entière sans aucune réunion, pour se concentrer exclusivement sur son travail. L’idée me séduit immédiatement, mais est-elle vraiment réalisable ? Pour le savoir, j’ai donc bloqué une semaine complète dans mon agenda. Spoiler : l’expérience a été plus révélatrice que prévu.
Petit problème au démarrage. Je rembobine : quelques jours avant de me lancer dans l’expérience, j’ai évoqué mon envie de tester une semaine sans réunion lors d’une… réunion d’équipe. Au début, mes collègues ont adoré. A coup de « superbe idée » et de « j’en rêve », j’ai eu l’impression d’avoir ouvert une brèche dans laquelle tout le monde voulait s’engouffrer. Comme si j’avais mis des mots sur un tabou collectif que nous n’osions pas aborder.
Et puis, j’ai proposé qu’on le mette en place ensemble. Et là… retour à la réalité. Entre les inquiétudes des unes sur l’avancement de leurs projets, et les routines quasi-immuables des autres, j’ai vite compris que bousculer nos habitudes de travail ne serait pas évident. J’essaie donc d’embarquer les plus motivés dans mon expérience, et je préviens les autres que je ne participerai à aucune réunion.
Nous sommes donc lundi matin, il est 9 heures. Je jette un œil à mon agenda : il est VIDE. Rien. Pas une seule réunion en vue. Un sentiment étrange m’envahit, mélange d’excitation et d’appréhension. Ai-je oublié quelque chose d’important ? Je culpabilise un peu aussi. Si quelqu’un voit mon planning, que va-t-il penser ?
Petit à petit, je me plonge dans mes dossiers. Et là, première révélation : j’ai l’impression d’avancer trois fois plus vite que d’habitude. Pas d’interruption, pas de discussion inutile. Je rentre en mode deep work sans même m’en rendre compte.
Mardi, je ressens cependant un léger manque : certaines décisions nécessitent d’échanger avec mes collègues, et mon expérimentation me pousse à tout traiter par email ou messagerie. Résultat : les notifs sur Teams s’accumulent et ma boite mail se remplit plus vite que d’habitude. Voici donc les premières répercussions de ma No Meeting Week.
De mercredi à vendredi, je suis globalement dans un bon rythme. Loin du découpage en micro-tâches imposé par les réunions habituelles, j’ai le luxe de travailler en continu sur des sujets de fond.
Jeudi, un dossier important nécessite un alignement rapide avec plusieurs collègues. D’habitude, on aurait réglé ça en 15 minutes de réunion. Là, le mode asynchrone que je leur impose a rallongé la prise de décision sur toute la journée. Autre difficulté : un collègue, plus à l’aise à l’oral qu’à l’écrit (pour imposer ses arguments, tmtc) préfère botter en touche et attendre une réunion pour se prononcer.
Globalement, cette No Meeting Week me donne l’impression d’avoir boosté mon efficacité. Je ne sais pas si la sensation est décuplée du fait du changement, mais le simple fait d’avoir pu enfin avancer sur tâches de fond m’apporte satisfaction. J’ai raté quelques infos, mais je me suis mis à jour avec les comptes rendus de réunion. J’ai gagné en concentration, mais j’ai aussi raté des moments d’équipe.
Le véritable enjeu m’apparait donc comme étant le cadrage. Avouons-le, certains meetings peuvent être traités en un mail. D’autres peuvent être réduits à 15 minutes au lieu d’une heure. Au global, c’est une expérience que je recommande, et voici quelques conseils si vous voulez la tenter :
Cette semaine sans réunion m’a libéré du temps précieux, mais elle m’a aussi montré que nos fameuses « réus » ne sont pas le problème en soi : c’est la mauvaise gestion ou les habitudes qui nous font perdre du temps. La bonne approche n’est pas de tout supprimer, mais de réapprendre à bien les organiser. Et vous, prêt à repenser votre relation aux réunions ?
J'ai testé...
Tester de nouvelles façons de travailler, c'est le principe de cette série d'expérimentations grandeur nature. Chaque chronique raconte une semaine d’immersion pour adopter un nouveau métier, tester une méthode de travail ou tout simplement changer ses habitudes professionnelles... Du ressenti aux enseignements concrets, je teste et je raconte d’autres façons de travailler.
chronique
4 mins
Vous dites quoi si un collègue se lève à la fin d’une réunion et vous lance un « je vais faire une petite sieste, je reviens » ? Vous rigolez, forcément, ça ne peut être qu’une blague. Car oui, dans la culture professionnelle française, poser la tête sur un coussin reste un sujet tabou dans la plupart des professions. Humeur, concentration, mémoire, vigilance : la sieste a pourtant de nombreux bienfaits ! Curieux de savoir si cet instant de repos pouvait vraiment transformer mes journées, j’ai décidé de tester la sieste au bureau pendant une semaine. Entre appréhension et découverte, voici le récit de mon expérience, les yeux (presque) fermés.
Lundi midi, c’est le premier moment de vérité. Je déjeune rapidement pour me dégager 20 minutes et tente ma première sieste au bureau. Pas de canapé à l’horizon. Je m’installe simplement sur ma chaise, avec ma veste bien pliée comme oreiller improvisé. Verdict ? Entre l’inconfort et la crainte qu’un collègue entre à l’improviste, je ne ferme pas vraiment l’œil. Côté confort, je retrouve les sensations d’un retour de vacances en train. Résultat mitigé, mais pas désespéré.
Mardi, j’améliore mon installation. Un masque de sommeil et une alarme discrète m’accompagnent pour cette nouvelle tentative. Je retente une micro-sieste assise, bras posés sur les cuisses, pieds bien à plat. C’est loin d’être idéal mais je parviens à décrocher pendant une dizaine de minutes. Je sens un regain d’énergie palpable pour affronter l’après-midi et suis accueilli par un sourire malicieux de ma collègue au moment où j’enlève le masque.
Mercredi, encouragé par ces premiers résultats, je bloque un créneau dans mon agenda (pour éviter les interruptions) et opte pour une musique de fond relaxante. Bilan : 15 minutes à roupiller, et une vraie sensation de fraîcheur en revenant à mon poste. Mon corps apprécie, le plus dur reste de braver le regard des collègues curieux qui passent devant la salle de repos.
Jeudi et vendredi, j’ai pris mes marques. Je réalise que l’essentiel pour profiter d’une sieste au bureau est de bien choisir son moment. Après le déjeuner - lorsque l’énergie chute naturellement - me semble être le timing idéal. En pleine digestion, je m’autorise 20 minutes de calme total et même si je ne dors pas toujours, cet instant de pause mentale est une routine que je commence à apprécier.
Moins de coups de mou, une meilleure concentration et un coup de peps en début d’après-midi : la sieste au bureau ne m’apparait plus comme une perte de temps. Certains font une petite marche et d’autres méditent, avec un point commun : un temps de calme, dédié à soi, pour déconnecter et se ressourcer. En somme, un véritable outil de productivité… à condition de la pratiquer intelligemment.
Après une semaine à tester la sieste au bureau, cette expérience m’a permis de (re)découvrir l’importance de s’accorder des moments de récupération, même dans une journée intense (surtout dans une journée intense). Je comprends pourquoi elle est une habitude de beaucoup de personnes, et que dans un quotidien pro, cela peut être un véritable outil pour réguler son énergie et son activité.
Voici en synthèse quelques conseils si vous envisagez de tester vous aussi :
Alors, prêts à fermer les yeux pour mieux réussir vos journées ?
J'ai testé...
Tester de nouvelles façons de travailler, c'est le principe de cette série d'expérimentations grandeur nature. Chaque chronique raconte une semaine d’immersion pour adopter un nouveau métier, tester une méthode de travail ou tout simplement changer ses habitudes professionnelles... Du ressenti aux enseignements concrets, je teste et je raconte d’autres façons de travailler.