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chronique

Pourquoi les jeunes resteraient dans la même entreprise pendant 20 ans ?

Entreprise

  3 mins

 

Discussion professionnelle autour d’un contrat sur table en bois, symboles juridiques visibles

Quand mon père, à la retraite depuis désormais sept ans, parle de sa carrière professionnelle, il est toujours fier de préciser qu'il est resté quarante et un ans dans la même entreprise. "Oh, bien entendu, j'ai fait dix-neuf jobs différents dans cette boîte, mais je ne l'ai jamais quittée". Je regarde autour de moi et me demande si je suis la seule à être mi-fascinée par cette fidélité, mi-couverte de frissons à l'idée d'être enfermée dans la même organisation pendant aussi longtemps.  

L’effet swipe de Tinder en entreprise 

À trente-trois ans, j'ai déjà deux vies professionnelles derrière moi : une de professeure dans l'Éducation Nationale, une autre de salariée - et j'entame tout juste une quatrième, en parallèle de celle de freelance, pour donner des cours de yoga. Mes amis se sont presque tous reconvertis dans une autre branche, et aucun d'entre eux n'a dépassé le cap des cinq ans dans une même entreprise. La génération Y serait-elle donc celle de l'incapacité à s'attacher à une entreprise ? Si l’on s’en tenait à ma vision "tunnelisée", j’aurais tendance à dire que oui. Nous autres, Millennials, sommes la génération des enfants du divorce, et de l’effet swipe de Tinder, qui nous rend inconcevable le fait de se projeter toute une vie avec une seule personne. Pourquoi en serait-il autrement avec nos employeurs ? 

Pourtant, une fois n’est pas coutume, les chiffres me font mentir. Un récent sondage OpinionWay repris ici par Le Parisien a interrogé des individus de 18 à 30 ans, et devinez quoi ? Ces jeunes se voient en moyenne rester neuf ans au sein d’une même entreprise. 30 % d’entre eux disent même se projeter toute leur vie dans une même organisation. Gloups. Et d’ailleurs, pourquoi restreindre cette pseudo crise de la fidélité aux jeunes générations ? Il semblerait que nous soyons tous et toutes touchées par l’envie d’embrasser la nouveauté. Après tout, le désir de se sentir plus libre ou de prendre en charge des projets créatifs n’est pas l’apanage des jeunes. C’est ce que prouve une étude LiveCareer, qui dévoile que 48 % des individus de la génération X préfèrent un emploi stable à un travail stimulant… ce qui nous laisse avec une majorité de seniors qui sont plus enclins à aller voir ailleurs s’ils s’ennuient ou manquent de flexibilité dans leur boulot ! 

Fossé générationnel ?  

Mais alors, y a-t-il effectivement ou pas un fossé générationnel quelque part dans ce sujet ? Oui, et ce fossé surgit lorsqu’on observe les baby-boomers. Selon la même étude, il s’agit de la seule génération à choisir la “sécurité de l’emploi” (à 46 %) comme critère important dans leur travail, contre les “perspectives d’évolution” pour les générations X, Y et Z. Et on ne peut pas les blâmer. Dans un monde où il est si difficile de retrouver un emploi en tant que senior, les générations les plus âgées sont plus frileuses face au changement et ont tendance à rester dans leur entreprise en fin de carrière. Une fidélité forcée, en somme. Heureusement, les lignes bougent petit à petit ! Des entreprises comme Jump, une plateforme tout-en-un qui propose tous les avantages du salariat aux freelances (chômage, retraite, mutuelle, aide à l’achat immobilier…), cartonne. Et pour cause : qui ne rêverait pas d’un peu de liberté en toute sécurité ? 

La société commence à se remodeler pour que personne ne se sente plus jamais enfermé dans son job, et que la fidélité à une entreprise soit un choix conscient pour chacun. Les entreprises ont donc tout intérêt à mieux développer leurs arguments pour nous conserver dans leurs rangs ! 

Générations

Millennial née au début des années 90, j'observe avec curiosité comment les générations cohabitent au travail. Je vais à la rencontre de mes aînés et de la Gen Z pour comprendre ce qui façonne notre rapport au travail : aspirations, valeurs, façons de collaborer, habitudes (bonnes et mauvaises). Pourquoi travaillons-nous si différemment ? Qu'est-ce qui nous sépare vraiment... et surtout, qu'est-ce qui pourrait nous rapprocher ? Un regard authentique, sans artifices ni lieux communs.

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chronique

J’ai testé pour vous : laisser le clavier et reprendre la plume !

En immersion

  4 mins

 

Femme souriante rédigeant des notes sur un carnet, ordinateur et tasse de café à portée de main.

Le saviez-vous ? Le mot bureau vient du vieux français burel, qui désigne une étoffe sur laquelle on écrivait… à la main. Plutôt ironique de nos jours, où l’on passe notre temps à tapoter frénétiquement sur des claviers. Cette fois, j’ai décidé de revenir aux sources. Après tout, c’était comme ça à l’école. C’est donc parti pour une semaine à chambouler mon quotidien de bureau et tout écrire à la main : mails, notes, comptes-rendus. Objectifs : ralentir, mieux formuler, mieux réfléchir. Spoiler : j’ai eu mal au poignet dès le deuxième jour.

Jour 1-2 : plume en main, je prends mon envol

Lundi matin, j’attaque avec motivation la première page d’un carnet flambant neuf. Pas besoin de taper mon mot de passe, je prends mon plus beau stylo-feutre, et je commence : un mail pour relancer une collègue, un autre pour répondre à une demande RH. Ça prend quand même sacrément plus de temps, je vais vite être en retard sur ma journée. Et puis une question : je fais quoi maintenant ? Je scanne ? Je prends une photo ? Je dépose sur le bureau du destinataire ?


La lettre à Elise

Je décide de tout photographier et d’envoyer une image dans le corps d’un mail, sans rien préciser de particulier de ma démarche à mes destinataires. Mardi, je me lance sur le compte-rendu d’une réunion que nous faisons habituellement faire par une IA. Deux pages et demie de notes que j’essaye de synthétiser. Mes formulations deviennent plus précises, je peux apporter de la nuance à mes propos, mais à la relecture, mon bilan laisse à désirer. J’ai mis un temps fou à écrire quelques lignes qui, dans le contexte de ce projet, n’apportent pas grand-chose : c’est un flop !

Jours 3-4 : quelques avancées mais ça reste limité

Je commence à apprécier le test. Écrire me force à mieux penser ce que je veux dire, à structurer ma phrase avant de la poser. Je gagne en clarté et je fais beaucoup moins d’approximations. Paradoxalement, ce retour à l’écriture me rend plus pertinent dans mes échanges numériques : mes messages vont droit au but, avec un ton plus posé. J’y mets même un peu plus de nuances. Le fond gagne, mais côté réactivité je suis “à la ramasse”. Jeudi, une collègue s’amuse à me répondre en imprimant un mail avant de le déposer sur mon bureau. Un autre, alors que ce n’est pas dans ses habitudes, m’appelle directement : "T’es encore en train d’écrire à la main là ? Vas-y, dis-moi juste ce que tu penses de mes propositions, on va éviter les mails tu as raison". Conclusion intermédiaire : l’écrit (manuscrit) crée du lien. Il surprend, et dans un monde saturé de sollicitations, il permet de se démarquer avec sympathie.  

Bon, je dois relancer Élise, et devine rapidement les limites de mon expérience. Déjà que je ne teste que dans le cercle limité de collègues de travail, il semble évident que certaines pratiques ne fonctionnement pas à l’écrit :


Les émotions transmises m’apparaissent plus brutes. À défaut de pouvoir « mettre en gras », j’ai souligné deux fois l’échéance. Mais j’ai craint de brusquer mon interlocutrice alors du coup, j’ai ajouté un smiley. Finalement j’ai l’impression de pratiquer le “passif-agressif” ! Sans compter que j’écris sur un post-it pour le prendre ensuite en photo et l’envoyer par mail. Je perds en crédibilité alors que j’ai vraiment besoin d’un retour de ma collègue dans la journée.

Jour 5 : écrire pour mieux penser

Carnet bien entamé et poignet qui proteste : j’ai eu l’impression de travailler avec plus d’intention, moins de précipitation. Côté efficacité en revanche, c’est vraiment au cas par cas. Je n’ai évidemment pas tout écrit à la main par dogmatisme et j’ai gardé les outils numériques pour les tâches urgentes. Je pense que c’est lorsque j’avais besoin de formuler avec attention mon message que je passais par le papier.

Le clavier reste un indispensable pour la plupart des tâches, j’aurais eu du mal à pousser l’expérience sur autre chose que des mails. Ce que j’ai redécouvert cette semaine, ce n’est pas juste l’encre et les lignes, ni le fait que je n’ai pas une belle écriture... C’est plutôt de l’ordre de la prise de recul pour aborder certaines tâches. Savoir prendre son temps parfois, pour en gagner ensuite : au travail, comme dans la vie, peut-on continuer à aller toujours plus vite ?

Bilan du test

Écrire à la main, ce n’est pas revenir en arrière. C’est retrouver une manière plus incarnée de s’exprimer, plus sincère, plus lente aussi… mais plus juste. Si vous voulez vous lancer dans l’aventure, voici mes quelques conseils :

  • Testez l’écriture manuscrite pour les messages importants : un mail stratégique, un retour délicat, car ça peut aider à mieux formuler.  
  • Assumez le décalage avec humour, et vos collègues vous pardonneront tout si vous l’annoncez avec un brin de dérision.
  • Utilisez le stylo comme outil de clarification mentale : avant de taper un message, écrivez un brouillon à la main. J’ai la sensation que c’est un exercice qui aide à clarifier sa pensée.
  • Bref, mettez du papier dans votre quotidien numérique : ce n’est pas contradictoire !


 

J'ai testé...

Tester de nouvelles façons de travailler, c'est le principe de cette série d'expérimentations grandeur nature. Chaque chronique raconte une semaine d’immersion pour adopter un nouveau métier, tester une méthode de travail ou tout simplement changer ses habitudes professionnelles... Du ressenti aux enseignements concrets, je teste et je raconte d’autres façons de travailler.

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chronique

J’ai testé pour vous : la méthode eat the frog

En immersion

  4 mins

 

Homme concentré travaillant sur ordinateur avec des papiers à son bureau avec une grenouille verte en origami et une tasse à café

On ne va pas se mentir, il y a toujours une tâche que l’on est tenté de repousser. Quasi-indéfiniment et souvent sans raison claire. Un mail pénible, un document à actualiser, un appel à passer. Ce fameux truc qui traîne sur notre to-do-list, comme un plat froid qu’on n’a pas envie de manger.  

Pour faire face à cet étrange mécanisme, il y a ceux qui se mettent en action, « comme ça, c’est fait » (cette expression me fascine) et il y a ceux qui repoussent encore. Comme je fais partie du second camp, j’ai décidé de tester pour vous la méthode Eat the Frog. L’idée ? Manger le crapaud - ou la grenouille selon les goûts - en premier. Autrement dit : attaquer dès le matin la tâche la plus importante ou la plus désagréable. Le reste de la journée en serait facilité. Déjà pas fan des cuisses de grenouille, je sens que je vais passer une mauvaise semaine.

Jours 1-2 : du crapaud en entrée, miam !

Lundi matin, je commence fort : dès 8h30 je m’attaque à un rapport que je repousse déjà depuis deux semaines. Pas de mail, pas de doomscrolling sur LinkedIn, je saute même la première tasse de café et plonge direct dans la grande mare. Mon cerveau n’est manifestement pas prêt. C’est douloureux. Mais deux heures plus tard, c’est fait. Le rapport est là. Le café que je bois pendant la relecture a une saveur particulière, celle du soulagement. Le reste de la journée me semble étrangement plus fluide, comme si j’avais désamorcé une petite bombe mentale. Je réitère le mardi matin, avec cette fois, un coup de fil difficile à passer. Même recette, même résultat : je me sens plus léger, plus productif, et même un peu fier de moi. J’en viens presque à attendre ce moment dans la matinée où il y a un peu d’adrénaline quand j’ai fini de manger mon crapaud.

Jours 3-4 : un plat au crapaud, encore ?

Dès le mercredi, je me rends compte que la méthode demande quand même un sacré paquet d’énergie. Là, franchement, j’ai juste envie d’un p’tit déj de mails faciles à digérer et de tâches secondaires. Résister à cette tentation demande un peu de discipline. Je tente quand même de me lancer dans la rédaction d’un dossier stratégique… Après quelques bouchées, mon efficacité monte en flèche, mais je termine la matinée complètement vidé. Jeudi, j’essaie de tricher : je mange un "mini-crapaud", une tâche moyenne que je fais passer pour une prioritaire. Bon, ça n’a pas le même effet. La méthode fonctionne quand on joue vraiment le jeu, et là j’ai toujours en tête ce projet de fond : un bilan à préparer sur un projet qui n’a pas vraiment fonctionné. Le voilà mon crapaud du jour, et je l’entends bien coasser.

Jour 5 : sans dessert, l’addition, merci.

Vendredi, je fais le bilan, calmement. Oui, la méthode Eat the Frog est efficace. Oui, elle donne un sentiment de maîtrise, de productivité, et même de liberté une fois le crapaud dévoré. Mais elle ne convient pas à tous les profils, ni à tous les contextes. Il faut savoir identifier le vrai crapaud du jour, et surtout bien gérer son énergie. Le faire cinq jours de suite peut devenir épuisant. Mais une ou deux fois par semaine, sur des tâches vraiment bloquantes, là c’est redoutablement efficace. Je me suis aussi rendu compte qu’un crapaud en chasse un autre (cette allégorie devient lassante, je vais arrêter là) et qu’il y a quand même une part de moi qui aime bien avoir toujours une tâche désagréable en fond.

Bilan du test

  • Si vous souhaitez aussi tester la méthode, je vous invite à suivre quelques conseils issus de ma semaine d’expérimentation :
  • Repérez la bonne tâche car ce n’est pas forcément celle qui vous déplaît le plus, ni la plus longue, mais celle qui a le plus d’impact. Souvent, c’est celle qui traîne depuis un moment, sous un prétexte douteux.
  • Organisez bien votre matinée pour ne pas subir trop d’interruptions ou de réunions. Pour moi, ça n’a marché qu’en accordant vraiment un temps dédié à la tâche.
  • Attention à l’indigestion ! N’abusez pas de crapauds et réservez cette méthode aux moments où vous sentez que la procrastination devient un frein.
  • Célébrez les petites réussites du quotidien avec un petit plaisir une fois le crapaud avalé. Une pause, un petit café ou un feedback à un collègue permettent d’ancrer un sentiment positif à la fin du « repas ».
  • Rebutant au premier abord, ce crapaud est finalement plutôt bon, consommé avec modération. Alors, ça vous tente ?

J'ai testé...

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J’ai testé le coworking pendant une semaine

En immersion

  5 mins

 

Jeune femme travaillant sur un ordinateur portable dans un espace de coworking cosy

Dans un café branché ou un lieu dédié, j’ai toujours trouvé impressionnantes ces personnes qui changent de bureau régulièrement. Un casque sur les oreilles, bien assis dans un canapé en cuir, avec un mug de café à portée de main… Je m’y suis souvent vu à cette place alors j’ai décidé de tester le coworking pendant une semaine. Moi qui suis de nature peu sociable, plutôt habitué aux open spaces et aux salles de réunion, voilà une occasion de sortir de ma zone de confort.

Lundi matin, 9h, je débarque dans cet espace lumineux en centre-ville, où tout semble baigner dans une ambiance relax et studieuse. Je repère d’un coup d’œil les habitués et pose mes affaires sur une grande table partagée, entourée de visages que je ne connais pas. Un certain flottement s’installe - pour moi du moins – alors que mon PC s’allume. Fini le bureau attitré avec la petite déco et les photos d’équipe rigolotes. Une fauteuil design a remplacé la chaise de bureau que je règle d’habitude à la perfection. Je jette un œil aux écrans de mes nouveaux collègues qui semblent eux aussi se balader sur LinkedIn pour commencer la journée. Je réalise au bout de quelques minutes que je n’ai pas dit bonjour, mais il est trop tard pour me rattraper : je compte sur la pause-café pour faire bonne figure. 

Jour 1 : l'appréhension du silence et du bruit

La première matinée passe lentement. Je n’ai pas le bruit de fond habituel de mon bureau, ce qui me rend beaucoup plus éveillé, et ce n’est pas plus mal. La nouveauté a cela de bien qu’elle agite en moi l’envie de faire les choses bien. Étrange constat mais il est vrai que le fait de voir autant de nouveaux visages, chacun concentré et plongé dans son propre univers, m’invite à en faire de même. Le doux cliquetis des claviers et des vibreurs est propice à la productivité et j’enchaine d’une traite jusqu’à la pause déjeuner. J’échange enfin quelques mots avec mes co-workers du jour, prétextant ne pas savoir où aller acheter à manger. Ma question a l’effet d’un raz-de marée, puisque toute la tablée prend la parole, soutenant à l’unisson que le snack d’à-côté fait les meilleurs sandwiches du quartier. Je coopère, prenant le pas de ma collègue du jour qui m’annonce être une habituée.

Jour 3 : où est ma routine ?

Je ressens encore un petit décalage, j’ai comme l’impression d’être le petit nouveau de la famille. Pour autant, certaines personnes me semblent déjà familières et après deux jours, j’ose déjà un premier hochement de tête à deux néo-collègues avec qui j’ai pris un café la veille. Je commence à m’acclimater à cette nouvelle dynamique. Le coworking, c’est peut-être ça aussi : se réapproprier son rythme, casser les routines. Ces trois journées m’ont semblées plus épuisantes, mais aussi bien plus excitantes. La nouveauté entraine une certaine fatigue, mais dans le bon sens : celui de l’expérimentation, de la découverte. J’explore la flexibilité proposée par ce mode de travail en changeant d’environnement en fonction de mon humeur : une salle plus calme pour les tâches de fond, une pièce plus vivante pour les moments où j’ai besoin d’énergie. Pourtant, cette flexibilité a aussi un prix : l’absence de routine empêche les petits rituels d’équipe et les interactions en réalité assez normées font qu’une certaine solitude s’installe. 

Jour 5 : trouver le rythme

J’suis dans ma bulle, bulle, bulle... Oh déjà 19h ? Hier soir j’ai perdu un peu la notion du temps. Pas de petit wagon de collègues qui se lèvent en bloc à 18 heures pétantes. Pas de déclencheur particulier, même la luminosité ne varie pas dans cet espace bien décoré. L’effet « dans ma bulle » semble influer sur ma productivité. Moins de distractions, moins de sollicitations impromptues qui viennent rompre ma concentration. Pourtant, je me sens un peu vide, mes interactions sociales ont été vraiment limitées cette semaine : « bonjour » ; « un allongé s’il vous plait » ; « il fait sacrément froid aujourd’hui ». Il me manque ce lien informel qui anime un bureau traditionnel. Les conversations spontanées, le collègue qui blague, celui qui s’énerve. Les déjeuners d’équipe improvisés, les croissants secs de la veille. Alors oui, j’ai bien bossé, mais je n’ai pas vécu grand-chose.  

Bilan du test

Après une semaine de coworking, je tire forcément quelques enseignements. Il me semble évident que ce mode de travail n’est pas fait pour tous. Il convient aux personnes qui recherchent un cadre structuré, mais flexible, tout en étant autonomes dans leur gestion du temps. Si vous avez besoin d’être entouré en permanence, d’échanger régulièrement avec vos collègues, le coworking peut rapidement générer un sentiment d’isolement. 

Pour réussir son expérience, voici mes conseils :

  • Conservez des rituels peut faire toute la différence. Fixez-vous des horaires, définissez des moments pour vous concentrer et d’autres pour socialiser ou profiter de ce nouvel environnement.
  • Tous les espaces de coworking ne se valent pas. Certains sont plus propices à la concentration, d’autres aux échanges. Testez plusieurs lieux avant de choisir celui qui vous correspond. 
  • Si vous envisagez de devenir un co-worker modèle, il faudra s’investir dans la communauté. En effet la plupart des coworkings organisent de petits événements réguliers pour créer du lien et partager des bonnes pratiques. 
  • Mixez les modes de travail. Comme pour un bon cocktail, je conseille de bien doser pour trouver son propre équilibre. Le mien passe par des temps au bureau et d’autres en télétravail. Je vois le coworking comme une solution alternative, pour casser ma routine et me concentrer sur un projet particulier. A chacun de trouver le bon mélange.

J'ai testé...

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J’ai testé le deep work pendant une semaine

En immersion

  4 mins

 

Homme concentré en costume travaillant sur ordinateur dans un bureau moderne

Dans un monde de notifications incessantes, de réunions impromptues et d’appels inopinés, le deep work promet une chose : une immersion totale dans une tâche, sans distractions. Le concept repose sur l’idée que la concentration profonde est la clé d’une productivité maximale et d’un travail de qualité. Mais est-ce vraiment réaliste dans le tumulte d’un open space et le rythme d’une vie d’équipe ?  
La promesse d’en finir avec les « juste pour un petit point rapide Hadrien » est trop alléchante, alors sans hésitation, je vais tester pour vous l’annihilation sensorielle promise par le deep work et, tant que faire se peut, mesurer ses effets sur ma productivité. 

Jour 1-2 : se couper du bruit

Nous sommes lundi matin, il est neuf heures. Je fais face au premier gros défi de ma semaine : me créer une bulle de concentration. Je bloque les notifications, préviens mes collègues que je suis en mode focus et je m’isole dans une salle de réunion bloquée pour la journée. Les premières minutes sont étranges. Mon cerveau, habitué à jongler entre plusieurs sollicitations, lutte pour rester concentré sur une seule tâche. Dès que j’entends quelqu’un dans le couloir, j’ai envie de tendre l’oreille. J’ai aussi de drôles de reflexes à prendre mon téléphone en main sans m’en rendre compte…

Mardi, je m’équipe : casque réducteur de bruit, musique instrumentale et un créneau de 4 heures bloqué dans mon agenda intitulé "Deep Work - Ne pas déranger". Après trois quarts d’heure, je suis tellement plongé dans mon rapport que je ne vois plus l’horloge tourner. La satisfaction d’avoir beaucoup avancé sur mon projet, sans interruption, est immense. 

Jours 3-4 : trouver le rythme

Mercredi, je commence à comprendre que le deep work n’est pas une question de quantité, mais de qualité. Plutôt que d’essayer de m’immerger pendant deux heures d’affilée, je découpe ma matinée en 3 sessions de 50 minutes, suivies de petits temps de pause. L’après-midi je retourne en open space pour traiter tous mes mails et les tâches qui nécessitent moins de concentration.  

Jeudi, je confirme ma nouvelle approche : planifier mes sessions de deep work le matin, lorsque mon esprit est le plus alerte. En fin de journée, je réserve des créneaux pour les tâches plus légères. Le contraste est frappant : je termine mes matinées avec le sentiment d’avoir accompli l’essentiel, et mes après-midis sont beaucoup plus sereines, consacrées au « work about work ».

Jour 5 : deep work together

Dernier jour de l’expérience. Je décide de combiner deep work et collaboration : je partage mes créneaux "focus" avec mes collègues, pour qu’ils sachent quand me déranger ou non. Cette transparence évite les malentendus et les petites frustrations des relations. Ces deux derniers jours, j’avais un peu mis de côté des réponses à des sollicitations et ce n’est pas non plus idéal.

En fin d’aprem, je prends un temps pour analyser ma journée. Non seulement je suis assez content du boulot que j’ai fait, mais je me sens aussi moins stressé. Cette approche pourrait bien devenir un pilier de ma routine pro ! 

Bilan du test

Avec le deep work, on change un peu son rapport au temps de travail et à la productivité. J’ai la sensation que ce n’est pas une méthode mais plutôt un mode de travail qui apporte un nouveau rythme dans le quotidien.

Après ces quelques jours d’immersion, voici mes conseils pour débuter : 

  • Choisissez des créneaux où vous êtes naturellement le plus productif, idéalement le matin. Bloquez-les dans votre agenda et respectez-les comme des rendez-vous importants. En complément, le créneau 14-16h avec sa baisse naturelle d’énergie, est plus adapté aux tâches annexes.
  • Déconnexion obligatoire ! Mettez le téléphone en mode avion, fermez votre boite mail et idéalement, informez vos collègues. Rien ne doit venir perturber votre concentration (sinon, vraiment, ça ne marche pas !)
  • Travaillez en sessions de 45 minutes à une heure, suivies de courtes pauses pour recharger vos batteries et traiter les notifications les plus urgentes. 

En tout cas, tester le deep work m’a permis de redécouvrir une chose essentielle : la puissance de la concentration. Ce n’est pas toujours facile à mettre en place, mais les bénéfices – en termes de qualité de travail et de sérénité – me semblent en valoir largement la peine. 
Et vous, prêt à plonger dans le travail en profondeur ? 

J'ai testé...

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J’ai testé le travail en musique VS le travail en silence

En immersion

  3 mins

 

Homme heureux au bureau écoutant de la musique avec un casque et chantant

Musique ou silence musique ou silence pour mieux travailler ? Voilà un dilemme qui divise les open spaces. Certains ne jurent que par une ambiance sonore pour se motiver, d’autres cherchent le silence absolu pour augmenter leur concentration. Moi, j’ai décidé de mener l’enquête en testant les deux approches sur une semaine. Expérience immersive, je suis pour vous le mélomane monastique du bureau, cherchant à comprendre qui entre la playlist années 2000, la compilation ASMR ou le roi du silence, booste vraiment la productivité.  

Jours 1-2 : playlist dans les oreilles

Lundi matin, je commence par un classique : une playlist d’ambiance chill, parfaite pour plonger doucement dans ma to-do list. Dès les premières minutes, un constat s’impose : la musique m’aide à me lancer. Les notes acoustiques de ces tubes pop que connait déjà mon cerveau ne demandent aucune concentration. Au contraire, elles m’empêchent de me disperser, et je parviens rapidement à me concentrer sur mes tâches. Je vois néanmoins un peu d’agacement dans le regard de ma collègue en face : le son déborde du casque ou mon petit balancement en rythme l’incommode.

Mardi, j’opte pour des morceaux plus rythmés pour accompagner une tâche créative. Plutôt énergisant, mais je suis rapidement distrait par les paroles. Entre deux phrases, je m’aperçois que je fredonne au lieu d’écrire. A deux clics d’envoyer « Hello papi mais qué pasa ? » en ouverture d’un mail, je décide de poser le casque pour me reconcentrer. La musique est une alliée mais n’est pas adaptée à toutes les situations. 

Jours 3-4 : plongée dans le silence 

Mercredi, je me lance dans une journée entière de calme absolu. Sans casque, sans bruit de fond. La concentration vient naturellement pour les tâches analytiques, comme la relecture de documents ou la mise à jour de tableaux de suivi. Au bout de deux heures, un sentiment d’isolement pointe le bout de son nez : le silence m’apparait presque oppressant alors que la musique avait un petit côté apaisant.

Jeudi, je persiste. Cette fois, je me concentre sur des tâches collaboratives et le calme devient un avantage. Sans mon casque, je suis bien plus attentif aux interactions dans l’équipe, j’interviens plus facilement. Travailler en silence me donne une meilleure perception de mon environnement et des émotions des autres.

Jour 5 :  l’équilibre parfait ?

En ce vendredi, dernier jour de mon expérience, je décide de mixer les deux approches. Musique pour les tâches répétitives ou créatives, silence pour les moments de réflexion ou les échanges. Compilation avant l’heure, je profite des deux approches en fonction de mes besoins et du contexte. 

Bilan du test

Après une semaine d’expérimentation, une chose est claire : ni la musique, ni le silence n’est la solution universelle. Tout dépend des tâches à accomplir, de son état d’esprit et évidement de l’environnement de travail. Je comprends aussi au fil de mes lectures sur le sujet que nous ne sommes pas tous identiques face à la musique. Certains font baisser leur stress en écoutant du heavy métal, d’autres perdent le fil de leur pensée en essayant de décortiquer un nouveau hit. 

Voici donc mes quelques conseils pour tirer le meilleur parti des deux ambiances : 

  • La musique fonctionne bien pour les tâches mécaniques ou créatives. Privilégiez des playlists instrumentales ou sans paroles si vous travaillez sur des tâches complexes qui nécessitent plus de concentration.
  • En silence ou en musique, déterminez des moments précis dans votre journée pour vous concentrer pleinement. Un casque sur les oreilles permet de signifier à vos collègues que vous êtes en mode « focus ».
  • Chacun réagit différemment à la musique ou au silence. Si vous sentez que l’un ou l’autre vous distrait, ne forcez pas. Alternez selon vos besoins et votre humeur. Bref, écoutez-vous ! 

J'ai testé...

Tester de nouvelles façons de travailler, c'est le principe de cette série d'expérimentations grandeur nature. Chaque chronique raconte une semaine d’immersion pour adopter un nouveau métier, tester une méthode de travail ou tout simplement changer ses habitudes professionnelles... Du ressenti aux enseignements concrets, je teste et je raconte d’autres façons de travailler.

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J’ai testé le job shadowing pendant une semaine

En immersion

  4 mins

 

Deux collègues souriants travaillant ensemble dans des bureaux modernes en open space

Apprendre en observant : voilà la promesse du « job shadowing », une pratique d’entreprise qui consiste à suivre un collègue dans son quotidien pro pour découvrir son métier de l’intérieur. Une sorte d’immersion dans les coulisses du travail d’un autre. Mais qu’est-ce que cela apporte vraiment ? Piqué de curiosité, mais un brin soucieux du déroulé d’une journée dans les pas d’une autre personne, j’ai décidé de tester pour vous le job shadowing pendant une semaine. Un merci à ces collègues qui, le temps d’un jour, m’ont laissé être leur ombre. 🐱‍👤  

Jour 1-2 : à petits pas

Lundi matin, je rejoins Karim, chargé de marketing. Il avait déjà entendu parler de la pratique et se prête volontiers au jeu. Mon objectif : passer la journée à ses côtés pour comprendre bien le cadre de ses missions et pourquoi pas en tirer quelques bonnes pratiques. Je remarque que son agenda est un véritable casse-tête. Entre les réunions, les appels aux prestataires et la gestion des campagnes ; je suis impressionné par sa capacité à jongler avec les priorités. Je prends quelques notes en silence, et il m’explique plusieurs méthodes de travail. Petit à petit, j’entre dans sa logique et réalise que son métier est bien plus stratégique que je ne pensais.  

Changement complet de décor pour le mardi : je passe ma journée avec Thomas, développeur informatique. Je découvre un quotidien beaucoup plus solitaire, rythmé par des sessions de codage intense après un rapide point d’équipe. Son rôle est tout aussi passionnant et en discutant avec lui, je déconstruis mes préjugés sur le métier. Je découvre même un gros point commun dans l’approche créative de nos quotidiens pros.

Jours 3-4 : dans la peau d’un autre

Mercredi, je décide de suivre Marie-Élise, chargée de ressources humaines. Sa journée commence par trois entretiens d’embauche (je me fais tout discret) et se poursuit avec une réunion sur la formation des collaborateurs. Je suis marqué par la finesse dont elle fait preuve pour gérer des situations délicates et animer des discussions conflictuelles. Moi qui avais en tête un rôle très administratif, je me rends compte que son métier demande non seulement une excellente organisation, mais aussi un sens aigu des relations et de la psychologie humaine.

Jeudi, je m’installe à côté de Christian qui travaille au pôle logistique. Entre les plannings de livraison, les appels aux fournisseurs et les imprévus qui tombent à la dernière minute, je découvre un quotidien sous tension. Christian garde pourtant son calme et son sens de la priorisation force le respect. Ma montre m’indique que je viens de battre mon record de pas sur une journée et il n’est pas encore midi. Clairement, je m’étais fait une fausse idée de son métier.

Jour 5 : fin de l'immersion

Nous voilà enfin vendredi, dernier jour de mon immersion. J’essaie de prendre un peu de recul après cette semaine consacrée à suivre mes collègues. Je me prête au jeu pour compléter l’expérience et c’est Karim qui m’accompagne aujourd’hui. Je réalise que l’exercice est plus difficile dans ce sens mais nos échanges sont très riches. Il m’interpelle sur certains fonctionnements, s’intéresse à plusieurs aspects qui me semblaient connus de tous…. Bref, on partage beaucoup sur nos métiers et, en avouant quelques difficultés, on sent la confiance se développer.

Bilan du test

Le job shadowing vaut vraiment le coup pour démystifier ses préjugés sur certaines fonctions de l’entreprise. On réalise vite que chaque métier a des contraintes, des tâches répétitives, mais aussi des aspects très épanouissants. L’exercice m’a fait changer d’avis sur certaines équipes et je comprends mieux comment fonctionner avec d’autres.  Bien plus qu’une simple observation, le job shadowing est donc une opportunité de comprendre le travail des autres, d’améliorer la collaboration et même de renforcer ses propres compétences. 

Quelques conseils si vous souhaitez vous lancer : 

  • Avant de démarrer, renseignez-vous bien sur les missions de la personne que vous allez observer. Préparez des questions mais restez flexible : le quotidien réserve toujours des surprises.
  • Diversifiez les profils pour multiplier les expériences. Chaque métier a ses particularités (et chaque profil peut avoir une approche différente) : c’est en croisant les points de vue que vous apprendrez le plus.
  • En comprenant les défis de vos collègues, vous identifierez des moyens d’améliorer votre propre collaboration avec eux. Je vous conseille, à travers une écoute active, de questionner votre fonctionnement. Car oui, on apprend vraiment en observant ! 

J'ai testé...

Tester de nouvelles façons de travailler, c'est le principe de cette série d'expérimentations grandeur nature. Chaque chronique raconte une semaine d’immersion pour adopter un nouveau métier, tester une méthode de travail ou tout simplement changer ses habitudes professionnelles... Du ressenti aux enseignements concrets, je teste et je raconte d’autres façons de travailler.

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chronique

J’ai testé la méthode Pomodoro pendant une semaine

En immersion

  3 mins

 

Minuteur de 25 minutes sur smartphone pour la méthode Pomodoro

Qui n’a jamais entendu parler de la méthode Pomodoro ? Moi ! Ahah, pour être franc, je ne suis pas fan de « ce genre de méthode », en tout cas c’est ce que je me plaisais à répondre sans vraiment m’y intéresser. Pourtant, la promesse interpelle : décupler la productivité en alternant des phases de travail intense et des courtes pauses. Un brin jaloux d’avoir observé une coworkeuse la mettre en pratique, je me suis lancé dans l’expérience, bien décidé à tester la technique Pomodoro pendant une semaine complète.

La règle est simple : travailler pendant 25 minutes, puis prendre une pause de 5 minutes. Au bout de quatre cycles, une pause plus longue de 15 à 30 minutes est recommandée. Un programme rythmé, pensé pour éliminer les distractions et les coups de fatigue. Mais est-ce aussi simple que ça en a l’air ? Plongée dans ma semaine très chronométrée…

Jour 1 : le défi de la concentration

J’aurais aimé installer un minuteur sur mon bureau mais le seul que j’ai trouvé est un modèle de cuisine et le regard noir de mes collègues à l’idée d’avoir une ambiance Top Chef pendant cinq jours m’a découragé. J’opte donc pour la fonction minuteur du téléphone, prêt à tester mes premières sessions. Je choisis une tâche à faire dans l’heure et enclenche le chronomètre. Au début tout semble fluide, mais à mi-chemin je ressens une première difficulté : résister à l’envie de vérifier mes mails ou de jeter un œil à mon téléphone. Difficile d’ignorer ces habitudes bien ancrées. La première pause de 5 minutes tombe comme une récompense. Le challenge est lancé !  

Jour 3 : tic-tac, tic-tac

Troisième jour et le sentiment est mitigé. D’un côté, la méthode aide à structurer ma journée : mes objectifs sont mieux planifiés et ces cycles de concentration donnent un bon rythme. Mais honnêtement, interrompre une tâche alors que je commence à peine à entrer dans le vif me laisse souvent frustré. Chaque pause de 5 minutes semble à la fois trop courte pour vraiment déconnecter et trop longue quand je suis dans un bon élan. Cela dit, les longues pauses toutes les deux heures sont particulièrement agréables, et je déconnecte vraim.. BIP BIP BIP oups, désolé, je dois m’y remettre. 

Jour 5 : les aiguilles avancent

Au bout de cinq jours, j’ai trouvé mon équilibre avec la méthode. Je commence à mieux anticiper la durée de mes tâches et à organiser mes sessions Pomodoro en fonction de leur complexité. Au niveau de la concentration, c’est plutôt positif : me lancer dans une tâche est devenu plus facile et les distractions s’effacent progressivement. Les courtes pauses aident à relâcher la pression et me permettent de revenir plus alerte. Certes, quelques cycles sont moins efficaces, mais globalement, la méthode impose une rigueur appréciable, notamment lors de la petite baisse de régime en milieu d’aprem.

Bilan du test

Je me sens comme un automate avec la méthode Pomodoro. Même si après une semaine de test, je ne peux nier que la méthode a ses avantages d’un point de vue strictement productif. Je me surprends même à être content en fin de journée du nombre de cycles que j’ai terminé. Il y a cette petite satisfaction personnelle, comme quand on barre les lignes d’une to-do list. La méthode fonctionne bien pour les tâches qui demandent une concentration soutenue mais relativement courte. Pour les tâches de fond ou une approche créative en revanche, elle m’est vite apparue assez frustrante.   

Quelques conseils pour tirer le meilleur parti de la méthode Pomodoro : 

  • Anticipez au maximum, car la méthode gagne en efficacité quand elle est bien planifiée. Listez vos tâches à accomplir pour chaque session et essayez de les regrouper par type.
  • Faites de vraies pauses, n’en profitez pas pour regarder les mails ou le téléphone. La méthode s’appuie sur de vraies déconnexions : se lever, marcher, s’étirer, prendre un café.
  • Ne soyez pas trop rigide. Si un cycle doit être allongé parce que vous êtes dans une bonne lancée, restez flexible ! L’essentiel est d’utiliser Pomodoro pour structurer, sans vous enfermer.

J'ai testé...

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chronique

J’ai testé une semaine sport et travail

En immersion

  3 mins

 

Test sport et travail : une semaine pour concilier activité physique et vie pro

Le sport et le travail, deux mondes qui me semblent incompatibles. Entre des journées bien remplies, les réunions qui débordent et la fatigue qui s’installe, ça me parait difficile d’intégrer une activité physique régulière sans que mon emploi du temps ne vacille. Pourtant, je vois passer régulièrement des articles qui me répètent que bouger plus améliorerait ma concentration et m’aiderait à gérer le stress.

Culpabilisé par mon fil d’actualité, j’ai fini par craquer : je vais tester une semaine où le sport fait partie intégrante de mes journées de travail. Matin, midi ou soir, j’ai casé des sessions de sport en observant les effets sur mon énergie, mon efficacité et ma motivation. Verdict ? C’est une expérience musclée…

 

Jours 1-2 : va y avoir du sport

On va se le dire dès le début : je n’ai pas un super cardio. Voilà, voilà. MAIS j’adore faire du sport. Premier défi donc, dès le lundi matin 7h. Ça part sur une séance de course avant le travail (dans quelques jours j’appellerai ça jogging ou running certainement). J’enfile mes baskets et me lance pour 30 minutes de footing. Sur le papier, c’est motivant, dans la réalité c’est rude. J’ai du mal à réveiller mon corps et, en arrivant au bureau, je suis en sueur et j’ai faim. La petite douche et la barre de céréale me font le plus grand bien.

Mardi, je teste le sport sur la pause du midi. Une séance de CrossFit avec un groupe de collègues avant de retourner devant l’ordinateur. Je ressens un boost d’énergie, mais aussi une légère difficulté à me reconcentrer immédiatement après l’effort. En revanche, je me sens plus efficace dans la prise de décision. La tête vide, j’ai la sensation d’être plus lucide.

 

Jour 3-4 : mais moi j’reste tranquille

Mercredi, je fais semblant de ne pas avoir de crampes quand ma collègue Elise me demande si l’expérience se passe bien. Je tente cette fois le sport en fin de journée avec une séance de natation. Résultat : une vraie sensation de bien-être et aucune envie d’ouvrir mon ordinateur en rentrant. Parfait pour décrocher.

Jeudi, je décide d’intégrer du mouvement directement dans ma journée de travail :

  • J’utilise un espace où le bureau est surélevé et reste ainsi debout plus longtemps.
  • Je marche en téléphonant au lieu de rester assis.
  • Je prends les escaliers au lieu de l’ascenseur.

Ça parait un peu ridicule mais ces petits changements demandent peu d’effort et font une vraie différence. Moins de raideurs, plus de dynamisme, j’ai la sensation d’être en meilleure forme, sans avoir à bloquer un créneau pour une vraie séance de sport.

 

Jour 5 : le bon équilibre

Vendredi, dernier jour de l’expérience. Je teste un mix entre plusieurs approches :

  • Marche active le matin pour bien démarrer la journée.
  • 20 minutes d’étirements à midi pour relâcher les tensions.
  • Séance de cardio intense le soir pour bien finir la semaine.
  • Gros dodo une fois chez moi car - on ne va pas se mentir – je suis claqué.

Oui, le sport participe au bien-être et à un meilleur équilibre ; ce n’était pas exactement que je pensais expérimenter cette semaine. Je le voyais plus comme une contrainte, alors qu’on peut l’intégrer facilement dans son agenda, sans forcément s’imposer de grandes séances.

 

Bilan du test

Tout est question d’organisation ! En tant que néo-sportif du quotidien, voici mes recommandations :

  • Testez-vous à différents moments de la journée. Moi je ne suis clairement pas du matin, mais chacun a un rythme différent.
  • Trouvez le bon niveau d’intensité : 10-15 minutes d’exercice suffisent parfois pour se vider la tête et améliorer sa concentration.
  • Écoutez votre corps et ne forcez pas si vous êtes fatigué. Le sport doit être un allié, pas une contrainte qui rajoute du stress.

Il n’y a pas une seule bonne façon d’intégrer une activité physique dans son quotidien pro, l’essentiel est de trouver son propre équilibre et d’en faire un allié, plutôt qu’une obligation. Et vous, prêt ou prête à bouger plus au bureau ?
 

J'ai testé...

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J’ai testé pour vous : le minimalisme numérique

En immersion

  4 mins

 

Smartphone en mode silencieux posé sur un bureau épuré, symbolisant le minimalisme numérique

« Juste un dernier coup d’œil à mes mails. Oh, mais je n’ai pas encore regardé LinkedIn ce matin ! 16 notifs de groupes sur WhatsApp : allez, vite fait... » 

Vous la connaissez, cette spirale ? Celle qui commence par une petite vibration dans la poche et se transforme en tunnel de 45 minutes à errer entre différentes applis de communication et réseaux sociaux. Moi aussi. Alors j’ai décidé de dire stop. Objectif : une semaine de minimalisme numérique au travail. Moins de bruit, plus de clarté. Enfin… en théorie.

Jour 1-2 : la “désintox” commence (doucement)

Lundi matin, je débute par un grand ménage : suppression d’applis inutiles sur le téléphone, désactivation des notifications non urgentes - bon, ça me fait aussi me questionner sur ce qui est vraiment urgent - et tri de ma boîte mails (plus de 400 mails inutiles non lus…) : je supprime ou me désabonne en masse. J’installe une extension pour limiter mes visites sur les réseaux pros à 15 minutes par jour, et j’annonce à mes collègues que je ne répondrai plus en instantané. En résulte une sensation étrange. J’ai du mal à ne pas checker. Comme si j’étais en manque. Mon cerveau semble chercher sa dose de micro-distractions. Deux collègues font exprès d’envoyer des messages dans les groupes de discussion pour me faire décrocher, et ça marche.

Dès le mardi, je respire. J’ai tenu trois heures sans toucher à mon téléphone. Mon esprit est plus calme, ma to-do list plus claire. Je réalise à quel point le bruit numérique est devenu un bruit mental dans notre quotidien.

Jours 3-4 : moins connecté, plus concentré

Mercredi, première galère : j’ai raté une info relayée dans un canal Teams qui me semblait moins important et que j’avais mis en sourdine. La digital detox, c’est bien, mais le monde continue de tourner à 200 km/h. Je vais devoir faire attention à ne pas confondre minimalisme et isolement. Cette approche stricte m’oblige à trouver une meilleure organisation. Je centralise (enfin) toutes mes listes de tâches dans un seul document, et je me définis des moments précis pour traiter mails et messages. Je préviens quand je suis indisponible (en changeant mon statut sur les outils par exemple) et je dois avouer que le fait de ne pas être toujours joignable apporte une certaine sérénité. Ma concentration s’améliore nettement, et j’avance plus vite sur des tâches que je repoussais depuis des jours.  
Quel bonheur de ne pas être interrompu par la vibration d’une notification toutes les 8 minutes !

Jour 5 : un équilibre possible ?

Vendredi, je fais le point. Non, je n’ai pas tout supprimé. Je n’ai pas abandonné mon téléphone, ni fui Internet. En revanche, j’ai bien changé mon approche : je choisis quand et comment je me connecte. Je reprends (un peu) le contrôle sur mon attention. Le plus difficile ? Sortir du réflexe de répondre dans la minute. Le plus précieux ? Le calme retrouvé. Bon, j’ai quelques copains qui pensent que je fais la tête car je ne réponds plus du tac-au tac, mais pour le reste je me porte bien. J’ai dû rater 250 réels sur Insta, mais au fond, je crois que je n’ai rien raté.

Bilan du test

Cette semaine, j’ai moins fait, mais j’ai mieux fait. Je ne sais pas si ça va durer, mais ce que je retiens, et que je vous recommande :

  • Faites un « audit numérique » personnel. Applis, notifications, groupes, mails, plateformes : triez sans pitié ! Au fond, vous savez déjà que vous ne la lisez jamais cette newsletter, hein !  
  • Cadrez vos temps de connexion pour consulter vos notifs, mails et messages à des moments fixes, mais sans vous étaler. Vous gagnerez en sérénité.
  • Prévenez vos collègues, car le minimalisme digital fonctionne mieux quand tout le monde joue un peu le jeu.
  • Redécouvrez le silence, sans en avoir peur. Éteindre ses écrans, c’est retrouver de l’espace mental. Une vraie bouffée d’oxygène au service de sa santé !

Le minimalisme numérique, ce n’est pas tout jeter. C’est faire de la place. De la place pour mieux penser, mieux travailler, mieux respirer. Et si on désencombrait aussi nos journées de tout ce qui ne sert à rien ? Une approche plus minimaliste de son rapport au digital n’arrêtera pas le monde de tourner… mais vous, vous tournerez beaucoup mieux.

J’ai testé pour vous. Et si on continuait à tester ensemble d’autres façons de travailler ? Quelque chose me dit que je ne suis pas seul à avoir envie d’expérimenter, concrètement ! Rendez-vous dans une prochaine chronique pour une nouvelle plongée au cœur du monde professionnel. Je partage avec vous mes expériences, mes émotions et mon analyse. 

 

J'ai testé...

Tester de nouvelles façons de travailler, c'est le principe de cette série d'expérimentations grandeur nature. Chaque chronique raconte une semaine d’immersion pour adopter un nouveau métier, tester une méthode de travail ou tout simplement changer ses habitudes professionnelles... Du ressenti aux enseignements concrets, je teste et je raconte d’autres façons de travailler.

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