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chronique

Travailler ou s’occuper des tâches domestiques ? Un choix purement mathématique !

Egalité femmes - hommes

  3 mins

 

Un couple cuisine ensemble pendant que leurs enfants jouent dans la cuisine familiale.

On n’en parle pas assez et pourtant, c’est un fait : les tâches domestiques ont un coût caché. En France, selon une étude publiée par l’INSEE en 2022, les femmes consacrent en moyenne 3h26 par jour aux tâches domestiques et familiales, contre 2h pour les hommes. Cela représente environ 1 250 heures par an, soit plus de 7 semaines de travail à temps plein.

Mon professeur de mathématiques de quatrième n’en reviendrait pas, mais pour vous, j’ai fait le calcul : en valorisant ce temps au SMIC horaire, cela équivaut à 14 562 € bruts par an pour une personne effectuant 3h30 de tâches par jour.

Ne vous réjouissez pas : personne ne vous versera cet argent. Pire : vous allez le payer, d’une certaine façon. Le jour où il est question de partir à la retraite, par exemple. Toujours selon l’INSEE, les pensions de retraite des femmes sont inférieures de 31 % à celles des hommes. Il est donc question de repenser véritablement notre rapport aux tâches domestiques.

J’ai donc décidé de le faire.

J’ai choisi de faire régulièrement appel à une aide-ménagère après des années d’hésitation : parce qu’après tout, pourquoi payer pour quelque chose que je peux faire moi-même ? Mais en choisissant de penser « mathématiquement » (un comble pour la littéraire réfractaire aux chiffres que je suis), le choix a été plus facile. Si je fais moi-même 3 h de ménage, je ne gagne rien (à part une maison propre). Mais si je fais appel à quelqu’un que je paie et que je travaille pendant ce temps-là, je gagne de l’argent, car cela me rapporte plus que cela ne me coûte.  Et à la fin ? La maison est toujours propre !

Je suis même allée plus loin dans cette démarche.  

Le mois dernier, j’ai demandé à l’assistante maternelle qui s’occupe de ma fille d’augmenter le contrat qui nous lie à raison d’une heure et demie par semaine. Non sans culpabiliser, bien sûr, je suis une maman (ça fait partie du rôle, non ?). J’ai fait cette demande car j’ai dû me rendre à l’évidence : sans augmenter les heures de présence de ma fille, je ne parviendrai pas à tout faire rentrer dans mes journées. Le travail (je n’en manque pas), le sport (mes 4 séances hebdomadaires sont essentielles pour tenir ce rythme de vie souvent effréné) et les diverses tâches du quotidien - que je ne vais pas citer, car si vous lisez cette chronique, vous êtes certainement un parent, donc vous savez.

J’ai fait ce choix d’après un savant calcul. Certes, cette heure et demie supplémentaire par semaine va me coûter de l’argent. Mais ce que je gagne en travaillant une heure et demie supplémentaire est largement supérieur à ce montant. Financièrement parlant, c’est un bon choix. Encore une fois, c’est mathématique. Ne soyez pas trop indignés vis-à-vis du temps que je perds avec ma fille : je rogne sur trois demi-heures matinales (l’emmener à 8h30 au lieu de 9h). Et le temps du matin est rarement un temps de qualité : ça aussi, si vous êtes parent, vous le savez.  

Est-ce que continuer à faire des choix de ce type pour mon quotidien va impacter le temps que je passe avec mes enfants ? Oui, mais dans le bon sens. En 2017, l’Université British Colombia révélait dans une étude que les personnes qui payaient pour déléguer certaines tâches étaient plus heureuses et moins stressées.  

En 2025, pour ma retraite et pour mes enfants, j’ai donc décidé d’être plus heureuse et moins stressée. Et plus riche, aussi. C’est mathématique. 

35h et des poussettes

Si comme moi vous jonglez entre réunions et changements de couches, rejoignez-nous pour des discussions franches, des astuces pratiques et une bonne dose d'humour. Si vous négociez des contrats tout en faisant les devoirs ou en préparant des biberons, cette chronique est faite pour vous ! Plongez avec moi dans le grand bain de la parentalité où carrière et famille se disputent la vedette.

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Les super-mamies sous pression  : le nouveau visage des grands-parents actifs

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  3 mins

 

Grand-mère de 68 ans à vélo avec son petit-fils et leur golden retriever dans un parc

Ils enchaînent les allers-retours à l’école comme des parents bis. Ou claquent la porte pour partir faire de la salsa et du rock. Bienvenue dans l’ère des grands-parents tiraillés entre baby-sitting et liberté !

« Le lundi, je récupère à l’école les enfants de mon fils. Le mardi, je vais chercher le petit garçon de ma fille. Le mercredi après-midi, je suis avec les trois. Le jeudi, je n’ai rien. Et le vendredi soir, je suis à nouveau avec mon petit-fils que je garde jusqu’au samedi matin. C’est une grosse logistique, je ne profite pas beaucoup de ma retraite. »

Ces mots sont ceux d’une grand-mère, croisée un vendredi soir au parc où j’emmène régulièrement mes enfants. Elle avait l’air exténuée. Et sincèrement, je peux le comprendre. Techniquement, elle gère plus d’enfants que moi (j’en ai deux).  

Je me souviens avoir été mi-jalouse de ses enfants, mi-peinée pour elle. Je m’explique : ma mère n’est pas encore à la retraite. Elle garde parfois mes enfants pendant le week-end, mais le lundi, elle a salsa, le mardi elle va à la gym, le mercredi c’est rock et le jeudi cours d’espagnol. Enfin, je crois que c’est dans cet ordre-là. Alors les soirs en semaine, il est rare que je lui demande de venir garder mes enfants. Même si, je l’admets, parfois cela m’arrangerait bien. D’où le petit sentiment de jalousie ressenti vis-à-vis des enfants de cette grand-mère.  

Ce sentiment a néanmoins vite été chassé par un autre, bien plus puissant : la peine, et un peu de colère aussi. Ne mérite-t-elle pas de profiter un peu plus de sa retraite ? Ses enfants, n’abuseraient-ils pas légèrement ?

Ma mère est cependant celle qui correspond le plus à la « mamie d’aujourd’hui ». En effet, l’âge moyen où l’on devient grand-parent évolue (54 ans pour les grands-mères en 2010 contre 51,5 ans en 1998) et les grands-parents sont plus actifs qu’auparavant.  J’en parlais récemment avec mes amies : nos grands-mères étaient du genre à faire des confitures, des tartes aux pommes et portaient des tabliers à motifs pour cuisiner. Nos mères qui sont devenues mamies ? Elles font du pilate et sont sur Instagram.

Cela ne signifie pas qu’elles sont moins engagées en tant que grand-mères, bien au contraire. Mais après avoir travaillé toute leur vie, elles arrivent en fin de carrière ou à la retraite avec l’envie de profiter et de s’affranchir des contraintes. Parfois même complètement. En 2024, un article du Monde titrait d’ailleurs, « C’est fini, on arrête de garder les petits-enfants! : la tentation de l’égoïsme positif ». On y découvrait notamment le témoignage de Marie-Rose, qui refuse de garder ses petits-enfants : « Il me reste dix ou quinze ans à vivre en étant en forme. J’ai envie de jardiner, de cuisiner, de voyager, de passer des soirées en amoureux avec mon mari, bref, tout ce qu’on ne pouvait pas faire du temps où l’on travaillait comme des dingues et où, en plus, on s’occupait des enfants. Sinon, la vie, si on n’en profite jamais, à quoi ça sert ? »

Les grands-parents de 2025 avancent donc sur un fil, tiraillés entre l’envie de profiter de leur vie et celle d’être présents pour leurs petits-enfants. En face, des parents qui jonglent entre des emplois prenants et des modes de garde coûteux. Alors la tentation est grande de se reposer sur ses propres parents, quand ils sont proches géographiquement.  

Quelle est la solution? Cette chronique n’en apporte pas. À moins, peut-être, que l’on s’interroge collectivement sur le rôle des grands-parents aujourd’hui et que l’on respecte mieux leurs envies et leurs limites. D’ailleurs, je me suis interrogée sur ce que je ferai, moi, quand je serai à la retraite. Sûrement de la salsa et du rock. 

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Quand devenir mère booste la carrière

Parentalité

  3 mins

 

Mère souriante en télétravail avec son enfant sur les genoux, devant un ordinateur portable

Petit retour en 2020. Je tombe un soir sur l'émission Cash Investigation consacrée aux inégalités salariales entre les femmes et les homme, et une information m'interpelle particulièrement : l'écart de salaire entre les unes et les autres se creuse nettement à l’âge où l’on devient parent. La courbe du salaire des femmes commence à stagner puis à baisser aux alentours de 30 ans tandis que celle des hommes prend petit à petit son envol.  

J’allais bientôt devenir mère lorsque j’ai visionné ce reportage. Et ce graphique m’a marquée.  

Une “apparente égalité”

Qu'est-ce qui se cache derrière la courbe des femmes à l’âge où elles commencent à faire des enfants ? Le congé maternité, l’allaitement, le temps partiel, les réunions à 18 heures où l’on ne peut plus être, les horaires qui doivent désormais matcher avec les nounous, l’école et les rendez-vous pédiatres… Je le sais, certains pourraient crier à l’injustice : « Le père de mes enfants les emmène à l’école », « mon mari va aux rendez-vous pédiatre », « je suis père et je vais au parc chaque jour avec mes enfants »... Encore récemment, une femme qui analysait simplement une situation sur LinkedIn a vu son profil banni à cause des commentaires injurieux qu’elle a reçus par centaine. Elle disait en substance que les pères ont tendance à emmener les enfants à l’école et que les mères vont les chercher : d’après elle, cette apparente égalité masque une autre réalité. En effet, toujours selon elle, les réunions importantes au travail et les moments de « réseautage » qui peuvent être décisifs pour développer sa carrière ont plutôt lieu en fin de journée. Que l’on soit d’accord ou pas avec elle, les chiffres parlent d’eux-mêmes et le reportage de 2020 pourrait malheureusement encore être diffusé aujourd’hui. Dans le secteur privé, les femmes gagnent 23,5 % de moins que les hommes en moyenne. Plus d’une femme sur quatre travaille à temps partiel, ce qui n’est le cas que de moins de 10 % des hommes. Et les femmes assurent plus des 3/4 du travail domestique non rémunéré.  

Bref, le tableau n’est pas glorieux.

La parentalité, une opportunité pour la carrière ?  

En 2020, je me souviens avoir pensé que ma carrière allait prendre un sérieux coup au moment où j’allais entrer dans le monde de la maternité. Pourtant, c’est tout l’inverse qui s’est produit. La naissance de mon fils m’a donné l’impulsion qui manquait pour combattre ce sentiment d’imposture que je traînais depuis des années et me lancer enfin dans l’entrepreneuriat. Avant lui, je n’avais jamais été aussi efficace au travail, aussi organisée. En deux heures, j’étais capable d’effectuer une tâche qui me prenait le double de temps auparavant.  

Je parle ici de mon cas, mais de nombreuses femmes font mentir les chiffres et voient leur carrière décoller après la naissance de leurs enfants. On peut évoquer le cas d’Allison Cavaillé, cette aide-soignante qui, en allaitant son troisième enfant, a eu l’idée de couper au ciseau les t-shirts de son mari pour donner le sein plus facilement. Quelques semaines plus tard naissait la première marque de vêtements d’allaitement française, TajineBanane. Un succès incontestable. Ou encore Salomé Géraud, co-fondatrice de l’enseigne Le Drive Tout Nu, qui vient de boucler une nouvelle de 7 millions d’euros et qui développe l’entreprise tout en ayant trois enfants rapprochés. Au-delà de l’entrepreneuriat, on a toutes et tous des exemples de femmes salariées dont la carrière a décollé après être devenues mères.  

Bien qu’interdite, on sait que la question « souhaitez-vous avoir des enfants ? » continue parfois d'être posée lors des entretiens d’embauche. Les recruteurs qui le font voient alors les enfants comme un frein. Je fais partie des personnes qui pensent que ce n’en est pas un. Au contraire, c’est une opportunité. Celle de devenir une meilleure version de soi-même, dans sa vie personnelle comme dans sa carrière.  

Alors pour faire bouger les chiffres, peut-être faut-il d’abord faire bouger les mentalités.

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Pas assez au travail, pas assez avec ses enfants : entre dilemme et culpabilité

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  3 mins

 

Mère et fille dans une cuisine, entre travail à distance et moment de complicité

La culpabilité parentale s’invite souvent dans la vie de celles et ceux qui jonglent entre réunions de dernière minute et goûters des enfants, deadlines intenables et histoires du soir. Et si ce sentiment révélait surtout l’injonction silencieuse à être un parent parfait ?

La plupart des parents qui travaillent ont ressenti ça au moins une fois : ce fort sentiment de culpabilité de ne pas être assez présent. Pas assez présent au travail ou pas assez présent avec ses enfants. Parfois les deux en même temps. Cela change selon les périodes, les jours, parfois les heures même. Cela se cristallise à des moments très différents. Lorsque l’on pense aux dossiers qu’il faut boucler alors qu’on est en train de jouer avec ses enfants. Lorsque l’école appelle et qu’il faut partir en urgence en laissant ses collègues en plan. Lorsque l’on doit mettre à regret ses enfants au centre aéré pendant une semaine de vacances, car on ne peut plus poser de congés. Lorsque l’on enchaîne trop les déplacements. Et cette liste n'est pas exhaustive...

J’aurais pu continuer cet article en choisissant d’évoquer la notion de « qualité plutôt que quantité » qui est, à mon sens, tout à fait pertinente. Mais j’ai choisi plutôt de creuser le sujet de la culpabilité. Selon l'étude "Les Français et la parentalité" publiée par Opinionway en mars 2025, 55% des parents ont au moins de temps en temps le sentiment de ne pas être de bons parents. La notion de burn-out parental (liée à l’échec et donc à cette volonté de performance en tant que parents) apparaît pour la première fois en 1983 dans le livre Parent Burnout (éditions Doubleday). Plus tôt, dans les années 70, on commençait à voir apparaître dans les librairies des ouvrages tels que « Tout se joue avant 6 ans » (éditions Robert Laffont). Avant cela, la notion de parentalité n’existait pas. Il était simplement question « d’élever des enfants ». Bien sûr, il n’est pas question de dire que c’était mieux avant. C’était… différent. Mais cela permet toutefois de prendre un peu de distance avec ce sentiment. Surtout lorsque l’on apprend, toujours dans le même article, que le marché de la « culpabilité parentale » pèse aujourd’hui en France plus de 20 millions d’euros en librairie, selon l’institut GfK. Notre culpabilité serait-elle en réalité un business rentable ?

La théorie du gâteau

Pour éviter de m’auto-flageller, depuis que mon fils est entré à l’école, j’ai développé une théorie. Certains développent la théorie de la relativité générale, d’autres des théories du complot. Moi, j’ai développé la théorie du gâteau. C’est parti d’un constat : j’ai eu le débat des gâteaux industriels dans la boîte à goûter pour l’école avec la plupart de mes amies mamans. Ce dilemme s’est aussi imposé à moi : je travaille trop pour avoir le temps de faire des pâtisseries maison toutes les semaines, mais je m’en veux de donner des gâteaux industriels à mon enfant. J’ai culpabilisé souvent. Mes amies aussi. On évoquait des alternatives, on testait des choses, mais ça ne tenait jamais vraiment. Et le bon vieux gâteau industriel de mon enfance finissait toujours par s’inviter aussi dans la boîte à goûter de mon fils. Avec un arrière-goût de culpabilité, parce qu’on sait pertinemment qu’il n’y a pas grand-chose de bon, dans ces gâteaux du supermarché. Et que si je ne travaillais pas autant, j’aurais le temps de faire des gâteaux maison.  

Et puis un jour, je me suis aperçue que ce sujet résumait à lui seul toute la culpabilité que l’on peut ressentir quand on est parent et que l’on travaille beaucoup. Ce tiraillement intérieur, cette sensation que ce n’est jamais assez parfait.  

Alors j’ai développé la théorie du gâteau : essayer de se ficher la paix en n’oubliant pas que l’on fait chaque jour du mieux que l’on peut. Et que c’est déjà bien assez.   

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Parents en télétravail, une espèce à part ?

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Père en télétravail distrait par ses enfants jouant avec des post-it autour de lui à la maison

L’annonce est tombée fin 2024 : l’entreprise Amazon a choisi de faire machine arrière au sujet du télétravail avec l’obligation d’un grand retour sur site cinq jours par semaine. La société états-unienne est loin de faire figure d’exception. Sans faire autant de bruit, d'autres entreprises, y compris en France - à l’instar de Velux, Renault ou Engie-, ont choisi de réduire le temps de télétravail hebdomadaire de leurs collaboratrices et collaborateurs. Le télétravail qui semblait presque être devenu la norme, fait par endroit l'objet de tensions. Pour justifier ce choix, les entreprises évoquent notamment un sentiment d’appartenance délité et un problème d’intégration des nouveaux collaborateurs. La fin d’une époque ? Peut-être. Pourtant les salariés ne sont pas tout à fait de cet avis : selon une étude publiée par l’APEC à l’été 2024, les cadres n’envisagent pas un retour en arrière. « 72 % des cadres aimeraient télétravailler un à quatre jours par semaine, alors qu’ils ne sont que 61 % à le faire aujourd’hui », souligne l’étude.  

 Éviter « le tunnel du soir »

Je m’interroge : est-ce que les 72 % en question sont des parents ? C’est probable. Je me souviens des mots de cette amie cadre qui se rend sur site seulement une fois par mois en moyenne. Mère de deux enfants, elle m’expliquait ne pas pouvoir envisager les choses autrement. « Sans le télétravail quotidien, je n’aurais pas la même vie », m’affirmait-elle. Mais de quelle vie parle-t-on ? J’ai ma petite idée.  

Depuis quelques années que je suis à mon compte (et maman), j’ai eu le temps d’observer mes journées. Et ce qu’on appelle communément « le tunnel du soir » (la période qui se situe entre le moment où l’on récupère les enfants et celui où on les couche) n’a pas le même goût les jours où je suis restée à la maison pour travailler. Pourquoi ? Car j’ai eu le temps (ou pris le temps) de préparer le repas à l’avance, de lancer une machine, de ranger la maison après le passage de mes tornades matinales… En revanche, les jours de tournages ou de rendez-vous extérieurs, les fins de journée avec mes enfants ressemblent plus à un champ de bataille qu’à une pub Ricoré.  

Le risque d’une explosion du travail domestique

Aux journées de travail en extérieur, il faut en effet ajouter le temps de transport (et choisir ce que l’on préfère entre les embouteillages ou les rames de métro bondées) et le temps de préparation personnelle, qui n’est pas le même si l’on croise des collègues et clients ou si l’on reste seule face à son ordinateur. Suis-je la seule à utiliser ces précieuses heures gagnées pour effectuer des tâches certes rébarbatives mais essentielles au bon fonctionnement de ma famille ? Les études s’accordent à dire que non, ce temps récupéré sert à s’occuper de soi, des tâches domestiques, à récupérer ses enfants plus tôt et… le niveau de stress diminue. Mais l’alerte est donnée pour les femmes, qui ont été les plus impactées par les tâches domestiques pendant la crise sanitaire et qui continuent à l'être : la porosité entre vie personnelle et vie professionnelle les jours de télétravail peut affecter à terme leur santé mentale. Et pourrait même conduire tout droit vers la dépression.  

Entre le choix drastique de l’entreprise Amazon et ce qu’on appelle le full remote, il existe peut-être un juste milieu idéal pour les parents qui travaillent. Il semblerait que l’on appelle ça « le travail hybride » et qu’il soit considéré comme le futur de la vie en entreprise. Un futur déjà de plus en plus présent. 

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Reprendre le travail en cuissardes 3 semaines après un accouchement : et alors ?

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femme qui s'apprête à faire un travail physique

Lorsqu’une femme reprend le travail après son accouchement, il y a toujours un débat : « trop tôt », « trop tard », « trop tout » ou au contraire « pas assez ». Et si la reprise du travail en post-partum était enfin mieux considérée et plus accompagnée ?

Il y a quelques jours, la thérapeute et créatrice de contenus Louise Chabat est apparue sur de nombreuses vidéos diffusées sur Instagram lors d’un festival dédié à la maternité. Le problème ? Elle rayonne, et elle est en cuissardes. Mais où est le problème, me demanderez-vous. Au moment où sont tournées les vidéos, elle a accouché trois semaines auparavant de son deuxième enfant. Cette apparition a suscité un tollé sur les réseaux sociaux. De nombreuses mères ont critiqué le fait qu’elle s’affiche ainsi alors que souvent, trois semaines après un accouchement, on est au fond de son lit.

Sa présence à ce festival est liée à son travail, qui consiste notamment à faire des vidéos et à parler publiquement de la parentalité. Louise Chabat reprend donc le chemin du travail trois semaines après avoir accouché, le clame haut et fort… Et se fait critiquer.

J’ai sélectionné quelques extraits des commentaires :

« J’ai deux enfants et la phase nourrisson a été de loin la plus éprouvante. Le post-partum n’est pas facile Mesdames, vous avez le droit de lever ce tabou plutôt que d’écouter des sornettes d’influenceuse qui perpétue l’omerta »

« Non, se vanter d’être à 3 semaines post-partum en cuissardes à un événement, ce n’est pas la norme. Ça perpétue l’image néfaste qui veut que la femme qui vient d’accoucher soit fraîche et sur tous les fronts. Moi, à 3 semaines post-partum […] j’attends que mon bébé dorme pour aller aux toilettes »

La plupart des critiques contiennent des expériences personnelles. Je me suis alors interrogée : est-ce que c’est Louise Chabat qui dérange ou plutôt ce que ça réveille en nous ?

Si les réseaux sociaux peuvent exacerber la comparaison, elle est loin d’être un concept récent. Dans « Rhétorique », Artistote évoquait déjà le phthonos, la douleur ressentie face à la réussite d’autrui et née de la comparaison. Alexis de Tocqueville, dans « De la démocratie en Amérique » écrit au XIVe siècle que « Les hommes, semblables et égaux, voient sans cesse d’autres hommes semblables qui ont ce qu’ils n’ont pas.”

J’ai quant à moi eu le loisir d’observer ma mère qui, bien avant que les réseaux sociaux n’existent, nous comparait régulièrement aux enfants de ses collègues de travail. Des études montrent que les comparaisons sociales ascendantes (que l’on fait avec des personnes perçues comme “mieux que nous”) diminuent l’estime de soi et augmentent la détresse émotionnelle, surtout sur les réseaux sociaux. Et plus la sphère comparée touche à des sujets identitaires, tels que la réussite professionnelle ou la parentalité, plus l’effet est fort.

Si Louise Chabat et ses cuissardes sont critiquées, il semble que le vrai problème ne soit pas là. La réalité du post-partum est abrupte pour de nombreuses mères. Selon le site Améli, 50 à 80 % des mères traverseraient un baby-blues après leur accouchement et 10 à 20 % d’entre elles une dépression du post-partum. D’après une étude de Santé Publique France, 73 % des mères se disent fatiguées pendant cette période, 39 % se sentent isolées et 33 % présentent de l’anxiété.

La réalité du post-partum reste encore taboue en France. Si de nombreux médias et influenceuses tentent de lever le voile sur ce sujet depuis quelques années, il reste encore du chemin à parcourir avant que cela n’arrive sur la table des politiques.

Ironie du sort, Louise Chabat fait d’ailleurs partie des femmes qui ont abordé leurs difficultés sans filtre et sans tabou sur les réseaux lors de sa première grossesse. Je propose que l’on choisisse plutôt de se réjouir quand une mère traverse un post-partum doux et serein. Et que l’on utilise notre colère pour faire en sorte que cette période souvent difficile soit mieux reconnue et mieux accompagnée.

35h et des poussettes

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Transparence des salaires : la nouvelle fracture Est-Ouest

Rémunération

  3 mins

 

Illustration de la transparence salariale en Europe, contraste Est-Ouest

À Varsovie, les grilles de salaires sont désormais en ligne. À Paris, elles dorment encore dans un coffre RH. Même directive européenne, deux lectures : à l’Est, la transparence salariale est un progrès social ; à l’Ouest, un péril managérial.

En Pologne, en Tchéquie ou en Bulgarie, publier les salaires n’est pas un geste militant, mais une marque de confiance. Là-bas, la transparence est perçue comme un outil d’équité et de modernité. En France, elle réveille les vieux démons : la peur de la comparaison, du conflit, du chaos. Derrière les chiffres se joue un nouveau rapport au pouvoir et à la justice — un miroir sans filtre où chaque culture révèle ses angles morts.  

À l’Est, la transparence comme héritage et modernité

Plot twist de l’histoire : ce sont les pays de l’ex-bloc de l’Est qui adoptent aujourd’hui la transparence salariale avec le plus d’enthousiasme. En Pologne, en Tchéquie ou en Bulgarie, publier les salaires n’évoque ni nivellement ni populisme : c’est un gage d’équité et un antidote au favoritisme.  

Chez Orange Polska, les grilles salariales sont publiques, bonus compris. mBank affiche ses taux moyens d’avancement. Sofia Water publie chaque année ses écarts de genre. Ces entreprises ne voient pas la directive européenne comme une contrainte, mais comme un signe de maturité. Le paradoxe est fascinant. L’Est, que l’on disait encore paternaliste et vertical, transforme la transparence en symbole de modernité.

À l’Ouest, la peur du grand déballage

En France, parler salaire reste un sport dangereux. L’argent y est intime, presque indécent. On prône la transparence des valeurs… mais pas des fiches de paie. Depuis 2019, l’index Egapro impose de publier les écarts de genre, sans jamais dévoiler les grilles. 

La méfiance est double : peur du désordre social et de l’humiliation individuelle. Dans un pays où le mérite s’incarne dans le titre et la posture, dévoiler les chiffres revient à fissurer la hiérarchie symbolique. Pendant que Varsovie publie, Paris temporise. Tant que le prestige primera sur la clarté, les fiches de paie françaises resteront dans la pénombre.

Le miroir de la transparence : un stress test culturel

La directive européenne sur l’égalité des rémunérations agit comme un révélateur : elle ne mesure pas que les écarts de salaires, mais la maturité d’une société face à la transparence. En Europe centrale, la clarté vaut respect ; en France, le non-dit protège l’équilibre et le statu quo.

Erin Meyer, sociologue et professeure à INSEAD, parle de cultures à contexte faible et à contexte élevé : d’un côté, on explicite pour rassurer ; de l’autre, on suggère pour ménager. La transparence y devient soit pédagogie, soit provocation.

À Varsovie, Prague et Sofia, les données nourrissent la confiance. À Paris, elles créent de la résistance. Mais bientôt, c’est l’heure du test grandeur nature. La transparence finit toujours par renvoyer son reflet : elle montre moins ce que l’on gagne que ce que l’on craint de perdre. 

Melting work

Bienvenue à bord de la chronique qui vous emmène dans les coulisses des entreprises d’ailleurs, là où les cultures se mélangent, innovent et inspirent. Venez explorer les pratiques de travail qui font bouger les lignes à travers le monde. Sans jargon et avec les éclairages des experts en management interculturel, vous découvrirez le travail sous un jour nouveau.

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Au secours c'est les vacances ! Les parents face au casse-tête des vacances scolaires

Parentalité

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Parents épuisés entourés d’enfants en pleine agitation pendant les vacances scolaires

16 semaines de vacances pour les enfants, 5 pour les parents : les calculs ne sont pas bons. À chaque fin de période scolaire, le casse-tête recommence. Centres aérés, grands-parents ou système D : bienvenue dans le casse-tête des vacances scolaires. 

Je ne suis pas la personne la plus douée en calcul mental. Mais parfois, il faut avouer que je me surpasse. Démonstration.  

En France, les élèves disposent de 16 semaines de vacances scolaires par an. Et leurs parents ?Les salariés bénéficient, sauf accords spécifiques, de 5 semaines de congés payés par an. Une étude de l’IFOP révélait récemment que plus de 6 entrepreneurs sur 10 s’octroient moins de 3 semaines de vacances chaque année.

Selon mes calculs, arrêtez-moi si je me trompe, il reste entre 11 et 13 semaines où les enfants sont en vacances pendant que leurs parents, non.

Je parie que même l’incroyable professeur de mathématiques que j’avais en classe de quatrième s’arracherait les cheveux face à ce problème majeur : que faire de ses enfants pendant la dizaine de semaines de vacances restantes ?

Voici un petit tour d’horizon des solutions qui s’offrent à nous, parents, face à ce dilemme qui revient inlassablement à chaque fin de période scolaire (et leurs limites) :

  • Le centre de loisirs, plus communément appelé « centre aéré », sous réserve de ne pas rater les inscriptions (les dates de fermeture des inscriptions sont d’ailleurs toujours improbables et on a plutôt intérêt à ne Papas les rater) et bien sûr si la progéniture accepte de s’y rendre sans hurler, sous peine de culpabiliser longtemps chaque matin en la déposant.
  • Les grands-parents, s’il y en a, s’ils sont disponibles et s’ils ne sont pas trop éloignés géographiquement, ce qui fait beaucoup de « si », on vous l’accorde.
  • Une baby-sitter ou une jeune fille au pair, si les finances le permettent.
  • Une assistante maternelle agréée (on peut parfois être remboursé en partie par le CMG (Complément libre choix de mode de garde) sous réserve que le budget soit suffisamment solide et de trouver la perle rare disponible aux bonnes dates et aux bons horaires…
  • Des solutions plus onéreuses encore telles que les stages de sport, les colonies de vacances…

 

En effectuant des recherches pour rédiger cet article, j’ai appris - et je ne le savais pas, pourtant, j’ai deux enfants - qu’il existait également des jardins d’enfants. Il s’agit de structures d’accueil pouvant recevoir des enfants de 2 à 6 ans dans lesquelles officient du personnel de petite enfance diplômé et qualifié (éducateurs, auxiliaires de puériculture…).

Quand c’est le système D qui prime

Voilà donc pour la théorie. Mais la pratique, dans tout cela ?

Je suis entourée presque exclusivement de parents qui travaillent et qui ont, comme moi, des enfants entre 0 et 10 ans. Et nous sommes tous et toutes dans le même bateau. Concrètement, cela se traduit comment ? Par une adaptation permanente et des solutions qui varient d’une année sur l’autre, d’une période de vacances à l’autre… Une sorte d’allégorie de la vie de parents, en somme.

Dans la catégorie des solutions innovantes, il y a ce couple qui avait décidé de prendre les congés payés séparément (ce qui réduisait donc drastiquement le nombre de semaines « vacantes » ). L’idée fut néanmoins vite abandonnée, car elle impliquait forcément de passer trop peu de temps en couple et en famille.

Ils ont fini par faire comme la plupart des parents que je connais : opter pour le système D. Pour cela, il faut bien s’installer, anticiper, prendre un calendrier, s’organiser, passer quelques coups de fil, poser ses congés le plus tôt possible et… recommencer...

 

 

 

35h et des poussettes

Si comme moi vous jonglez entre réunions et changements de couches, rejoignez-nous pour des discussions franches, des astuces pratiques et une bonne dose d'humour. Si vous négociez des contrats tout en faisant les devoirs ou en préparant des biberons, cette chronique est faite pour vous ! Plongez avec moi dans le grand bain de la parentalité où carrière et famille se disputent la vedette.

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Et offrez à vos clients bien plus qu'un logiciel RH : une véritable expérience, fluide, humaine, qui fait (vraiment) la différence

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Devenir partenaire - 2

 

‌Pourquoi proposer Eurécia à vos clients ?

Avec Eurécia, boostez la valeur 
que vous apportez à vos clients 

Devenez un partenaire stratégique en leur proposant une solution RH complète, fiable et différenciante :
Notre Vision
Oeil

Couvrir l’ensemble des enjeux RH de vos clients

Anticiper et accompagner les transformations RH pour aider les entreprises à relever tous leurs défis humains, organisationnels et stratégiques.

Notre Mission
mission

Fiabiliser leurs données (EVP) pour une gestion de la paie sécurisée et sans stress

Garantir l’exactitude et la conformité des données sociales afin de sécuriser la paie, réduire les risques et simplifier la vie des RH et des collaborateurs.

Notre Promesse
promesse

Offrir le duo gagnant RH + Paie parfaitement intégré, pour une expérience client fluide

Proposer une solution unique et intégrée qui allie performance, simplicité et fiabilité pour optimiser l’expérience des entreprises et de leurs salariés.

Assez des outils RH limités à l'administration du personnel qui frustrent vos clients. 
Avec Eurécia, place à une gestion RH globale, humaine et durable.

 

 

 

 

Notre proposition de valeur

Eurécia, c'est :

  • 19 ans d'expertise RH au service de nos clients,
  • Une solution complète, modulable et intuitive 
    adaptée à tous les secteurs d'activités 
    et à tous les types d’entreprises, couvrant l’ensemble des enjeux RH jusqu’à la préparation de la paie.

En rejoignant notre écosystème, vous bénéficiez : 

  • D’un programme partenaire qui va bien plus loin qu’un simple logiciel RH,
  • D’un accompagnement dédié.

‌VOUS Méritez un partenaire à la hauteur

Ensemble offrons à vos clients une expérience RH plus fluide, plus fiable et plus durable.

Simplifier l’administration RH

Process RH digitalisés, traitement des demandes du quotidien, reporting simplifié, EVP automatisés : une gestion RH fluide et sécurisée.

Développer les compétences

Création de parcours de formation et accès à de nombreux contenus pour favoriser l’apprentissage en continu.

Optimiser le temps de travail

Suivi des temps et activités, gestion des plannings dans le respect des spécificités du secteur d'activité de vos clients.

Recruter, manager, accompagner

Recrutement, onboarding, entretiens, compétences : tout pour piloter, faire évoluer et fidéliser les collaborateurs.

 

 

 

 

 

 

 

‌devenir partenaire

Et si on avançait ensemble ?

Vous pensez qu’on pourrait faire de belles choses ensemble ? Nous aussi. 
Chez nous, un partenariat, c’est plus qu’un accord : c’est une collaboration fondée sur la confiance, la transparence et l’envie de créer de la valeur, ensemble !

1

Un premier échange pour faire connaissance

Vous partagez votre activité et vos besoins. Nous, on écoute, on questionne, et on imagine ensemble ce que l’on pourrait construire.
2

Un échange pour voir si nos valeurs et nos approches sont alignées

Un échange pour cerner vos besoins, valider notre alignement sur les valeurs, les méthodes et l’envie d’avancer ensemble vers une offre commune.
3

On démarre avec un lead pour tester la collaboration concrètement

Rien ne vaut l’action : on démarre avec un premier lead pour tester la collaboration, poser les bases et activer des solutions simples et efficaces.
4

Premier client, premier succès : le début d’une relation gagnant gagnant

Grâce aux Entretiens One to One, libérez la parole et facilitez la remontée de feedbacks (positifs ou négatifs) dans vos équipes.
 

Envie de vivre ensemble une belle aventure ?
Si notre approche vous parle, discutons-en !

 

POURQUOI Eurécia ?

On se ressemble !

Ensemble, construisons des relations durables, basées sur la confiance et l'efficacité pour créer plus de valeur pour vos clients.

Une solution 100 % française, éthique et engagée

  • Équipes et données hébergées en France.
  • Label “Engagé RSE” pour une démarche responsable.
  • Une entreprise française indépendante et financièrement autonome, au service de ses clients et de ses partenaires

La satisfaction client au cœur

  • 95,5 % de clients satisfaits.
  • Un support qui répond au téléphone en 25 secondes en moyenne.
  • Un vrai accompagnement, humain, réactif et durable.

Travailler ensemble, c'est avancer ensemble

Nous partageons les mêmes valeurs, les mêmes ambitions et avons des expertises complémentaires.

 

Quelques chiffres

+ 500 000

utilisateurs nous font confiance

+ 500 codes NAF

Une couverture multisectorielle

+ 400  partenaires

nous font confiance

Eurécia : l’alternative face à Lucca pour les entreprises françaises

 

Bien plus qu’un simple logiciel RH, Eurécia répond à l’ensemble de vos enjeux et vous offre une véritable expérience à travers une solution complète, fiable, flexible et humaine.

L'alternative N°1 du SIRH face à Lucca pour les entreprises françaises

Pourquoi choisir Eurécia ?

 

Lucca

Prix (à périmètre équivalent)En moyenne 19% plus cher qu'EuréciaTarification compétitive
Solution

 

  • ❌ Pas de module planning
  • ❌ Pas de réseau social d'entreprise
  • ❌ Embauche : pas de relance automatique
  • ❌ Archivage des bulletins de paie : pas de récupération des documents de sortie

 

✅ Solution SIRH complète qui couvre tous les enjeux RH des entreprises
CibleFocus ETI : évite les TPE et les petites PMEToute taille d'entreprise
Inter connexion4 modules & 2 applications différentes = lien & usage complexeTous les modules Eurécia sont intégrés en 1 seule et même solution

Situation financière

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Levée de fonds

  • Stratégie financière court-termiste = PRESSION
  • Dépendance financière
  • Non rentable
  • Pas libre de leurs décisions

 

Entreprise 100% indépendante :

  • Stratégie et vision long terme
  • Aucune levée de fonds
  • 100% de contrôle sur nos prix

 

Services clientPas de label de service
  • Élu service client de l'année 3 fois de suite
  • 98% de taux de satisfaction client
Centre d'aideCentre d'aide peu mis en avantCentre d'aide complet, webinars, + de 5 000 contenus à votre disposition
Paramétrage

Niveau de paramétrage :

  • Limité
  • Pas d'autonomie de paramétrage

Limité en nombre d'alertes : 3 max

  • Niveau de paramétrage : avancé
  • Autonomie de paramétrage possible
AccompagnementSupport chronophage : premier niveau de support uniquement par email et réponse via IA100% humain, réactif, disponible quand vous le souhaitez par téléphone et/ou par mail

Eurécia une entreprise engagée, proche de ses clients

Chez Eurécia, nous croyons à la force du lien humain. 
Nos équipes sont à l’écoute de vos besoins, avec un contact direct et une relation de proximité pour faire évoluer notre solution à votre image.

  • Une solution adaptée à tous les secteurs : avec plus de 500 codes NAF couverts, Eurécia répond aux spécificités de toutes les entreprises et de tous les secteurs d’activité
  • Une expertise 100% RH : Eurécia, c’est 19 ans d’expertise RH au service des entreprises qui veulent digitaliser leur gestion humaine de façon simple, durable et humaine.
  • Une entreprise indépendante et française : données hébergées en France (dans le respect des normes RGPD), entreprise 100% autonome financièrement, liberté totale sur notre stratégie et nos prix, sans pression extérieure

 

Une solution SIRH complète, pensée pour vous

  • Conçue pour toutes les entreprises, quels que soient vos enjeux RH : notre solution SIRH s’adapte à toutes les tailles d’entreprise, à tous les secteurs d’activité et couvre l’ensemble de vos besoins RH – de l’intégration à la paie, en passant par la gestion des temps, des talents et de la vie d’équipe.
  • Bien plus qu'un SIRH, un lien entre vos collaborateurs : grâce à notre réseau social d’entreprise intégré, dynamisez la vie de bureau, partagez vos bons plans, événements, et renforcez la culture d’entreprise au quotidien.
  • Modules intégrés & connectés : tous les modules communiquent entre eux, pour une expérience fluide et cohérente.
  • Partenariat paie avec SILAE et des formats d’exports compatibles avec tous les logiciels de paie du marché
  • Une interface que vos équipes vont aimer : moderne, intuitive et agréable à utiliser au quotidien - que ce soit pour les RH, les managers ou les collaborateurs.

 

Un déploiement simple et rapide, sans mauvaise surprise

Une mise en place à votre rythme :

  • Un paramétrage simple, adapté à vos besoins spécifiques
  • Déploiement possible, en totale autonomie
  • Et surtout... aucun frais de mise en place si vous choisissez l'autonomie

 

Un service client aux petits soins

  • Élu « Service client de l’année » 3 années consécutives
  • 98% de taux de satisfaction
  • Un centre d’aide ultra-complet, accessible à tout moment

TÉmoignages

Nos 4500 clients et 400 000 utilisateurs en parlent mieux que nous !

“Pour rien au monde je retournerais à mes tableaux Excel ! Non seulement c’est un vrai gain de temps mais c’est aussi un vrai assistant RH virtuel.”

Découvrez le cas client

Annabelle Grappin

Cheffe d'entreprise

“Je recommande Eurécia à 100%. Et une fois que la solution est entièrement paramétrée, c’est ludique et agréable pour tout le monde.”

Découvrez le cas client

Cybèle MEDICI

RRH

“Eurécia est très accessible, facile d'utilisation et permet d’avoir une visibilité sur toute l'entreprise. Pour un manager, c'est un outil qui permet d'avoir simplement les réponses à tous les sujets RH du quotidien. ”

Découvrez le cas client

Charles Plesse 

Directeur Commercial Groupe

“Dans des équipes RH modestes, avoir Eurécia est un vrai gain de temps. La solution nous permet de nous concentrer sur l'essentiel. ”

Découvrez le cas client

Xavier Callewaert

RRH

“Au départ, j'ai choisi Eurécia car c'est un peu une licorne Française avec un esprit start-up. Aujourd'hui, je recommande Eurécia à tout ceux à qui j'en parle.”

Découvrez le cas client

“Inventer c’est penser à côté” O. Wilde