C’est en partie ce que révèle le dernier baromètre Cadremploi/Ifop sur les cadres et leur avenir. Et ne croyez pas que l’étude concerne seulement les jeunes diplômés. Au contraire, l'échantillon porte sur l’ensemble des cadres, tous secteurs d’activité, âges et niveaux de diplôme confondus.
Optimisme personnel & pessimisme économique
Une grande majorité des cadres restent confiants sur leur situation personnelle. Il sont 73% à envisager l’avenir sereinement, qu’ils soient en activité ou en recherche d’emploi. Tous n’ont pour autant pas appliqué nos astuces pour devenir optimiste, puisque seulement 48% le sont face au marché de l’emploi en général. L'inquiétude semble même les gagner car ils ne sont que 37% à garder confiance face au contexte économique et social actuel.
Des fourmis dans les jambes
Bien qu’il soient en poste, les cadres se questionnent et expriment de plus en plus un désir d'entreprendre, un besoin de mobilité, un ouverture aux opportunités et de nouvelles attentes. Ils sont d’ailleurs 39% à s’inscrire dans une démarche active.
- 36% des cadres ont une volonté d'entreprendre (17% chez les moins de 35 ans)
- 70% des cadres souhaitent télétravailler avec la mise en place d'un modèle de suivi des télétravailleurs pour mieux cadrer cette pratique
- 1 cadre sur 3 souhaite changer de poste en 2019...
- ... et plus de la moitié souhaite en changer sous 2 ans
Je t'aime, moi non plus
C’est le rapport au travail dans son ensemble qui semble prendre une nouvelle tournure chez les cols blancs. L’attachement à l’entreprise notamment, une valeur forte des précédentes générations, évolue aujourd’hui vers un nouveau lien. Il ne sont plus que 21% à exprimer cet attachement, et c’est l’indifférence qui a pris le dessus dans le ressenti envers l’employeur pour 23% d’entre eux.
A l’instar des nouvelles générations, les cadres sont en quête de reconnaissance et leurs attentes évoluent : la proximité du lieu de travail, une bonne ambiance ou encore le développement des compétences sont parmis les critères les plus cités. Le gain financier reste encore la première motivation en cas de changement de poste pour 51% des sondés, mais ce chiffre est en forte baisse : il étaient 62% à le mentionner en 2011.
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