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  • Management et bien-être
  • 25/10/2018

Rumeurs et commérages au travail : comment réagir ?

Rumeur : nom fem. du latin rumor, -oris. Nouvelle, bruit qui se répand dans le public, dont l'origine est inconnue ou incertaine et la véracité douteuse.

Un mélange d'hypothèses et de fantaisie avec une pincée d'exagération et un soupçon de vérité. Sur place ou à emporter, les potins sont de petits péchés mignons qu'on s'autorise de temps en temps. Détails croustillants, histoires farfelues, scoops… au marché, au café du coin mais aussi au travail !

Les rumeurs, c'est comme les lipides, il y a les bonnes et les mauvaises

  • Les "bonnes" rumeurs

Florian bientôt papa, Camille fan de Claude François, la tâche de café sur la chemise de Luc ou encore début d'histoire d'amour entre Giselle et Patrick les rumeurs sont parfois mignonnes. Et un peu de commérage à la pause déjeuner ne fait de mal à personne. "Tu ne sais pas la dernière ?!" du collègue fait souvent office d'amorce d'une conversation. C'est un moyen de sociabiliser et de relâcher un peu la pression. C'est aussi l'occasion pour certain(e) de vivre leur petit moment de gloire en révélant le dernier scoop. Rien de bien méchant du moment que cela reste dans l'esprit de camaraderie. Mais ce n'est pas toujours le cas...

  • Les "mauvaises" rumeurs

Gare à l'intoxication ! Il arrive qu'une personne malintentionnée ou mal renseignée alimente des ragots peu sympathiques. Et ce n'est pas sans riques. Il est important de ne pas sous-estimer les conséquences néfastes que cela pourrait avoir sur la vie professionnelle ou sur la santé du (de la) collègue. Pour éviter le pire, la rédaction vous livre quelques conseils de comportement à avoir face aux rumeurs toxiques.

Comment réagir face aux rumeurs ?

  • Lorsqu'on est la cible de commérages

Ça y est : vous êtes victime d'un ragot. Vos collègues répendent votre relation cachée. Vraie ou non, il faut agir (ou pas).

Dans une telle situation, il est déconseillé de démentir immédiatement. Gardez à l'esprit qu'il ne s'agit que de ragots et rien de plus. Mieux vaut jouer la carte de l'indifférence ou encore le prendre avec humour, rien de mieux pour souligner la futilité et l'insignifiance de cette "fake news".

Dans le cas où les bruits colportés seraient vraiment trop importants pour être ignorés, il est toujours possible de rétablir la vérité. Riposter avec des faits plutôt que vos émotions aura beaucoup plus de puissance. S'adresser directement aux colporteur(euse)s peut être la solution ; faire une mise au point suffit en général.

  • Lorsqu'on entend une rumeur sur un(e) collègue

La rumeur est croustillante et la tentation de la répéter est grande. Mais en y réfléchissant elle peut être source de mal être de la personne concernée... S'il s'agit de potins peu charmants, le mieux est de ne pas alimenter ces commérages. Et lorsque les messes basses sont portées sur un sujet sensible, l'intéressé(e) appréciera qu'on vienne lui en parler directement. Donc pourquoi ne pas aller lui en parler ?

Le rôle du manager dans tout ça ?

Les rumeurs et les bruits de couloirs peuvent être les symptômes d'un climat d'inquiétude au sein de l'entreprise, en particulier lorsque son avenir est en jeu : plan social, fusion, départ d'un collaborateur, difficultés financières, développement...

Les ingrédients pour une communication interne efficace dans de tels contextes sont la transparence, l'exhaustivité, la crédibilité, l'écoute et la réactivité. Le rôle du manager est alors d'anticiper les potentiels questionnements de ses collaborateurs afin de les rassurer et de ne pas laisser le champs libre aux ragots.

Cerise sur le gâteau : l'astuce de Socrate 

En cas de doute, voici un dernier petit conseil pour trier les bonnes et les mauvaises rumeurs qu'on nous souffle à l'oreille. C'est le test des trois passoires :

1. l'information est-elle vraie ?
2. l'information est-elle positive / bonne ?
3. l'information est-elle utile ?

"Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?" À méditer !