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Article - Engagement collaborateur

Le regard des plus de 50 ans sur le bénévolat de compétences

Seniors échangeant en groupe autour du bénévolat de compétences

À la loupe

L’essentiel des études et données récentes qui éclairent les tendances du monde du travail

Peu connu des Français de 50 ans et plus, le bénévolat de compétences reste aujourd’hui marginal. Pourtant, dès lors que le concept est clarifié, l’intérêt progresse nettement. L’enquête Ifop pour l’Association ECTI met en lumière ce paradoxe : ce n’est pas l’envie qui manque, mais la compréhension du dispositif.

En 2024, le bénévolat de compétences demeure une pratique confidentielle chez les 50 ans et plus. Seuls 8 % déclarent être actuellement engagés dans ce type d’activité. Cette faible diffusion s’accompagne d’une notoriété limitée. 26 % des répondants ont déjà entendu parler du bénévolat de compétences, mais seuls 8 % disent savoir précisément de quoi il s’agit.

Une fois expliqué, le bénévolat de compétence séduit

Concrètement, le bénévolat de compétences permet aux individus de mettre leurs compétences professionnelles au service de causes sociales, environnementales ou culturelles, sans nécessairement s'engager sur du long terme. Ce déficit de compréhension pèse directement sur l’engagement. Lorsque le bénévolat de compétences est présenté aux répondants, l’intérêt augmente nettement. 38 % des Français de 50 ans et plus se disent prêts à s’y engager, sous certaines conditions. En incluant les personnes déjà engagées, ce sont 46 % des répondants qui sont engagés ou intéressés.

L’effet de clarification est particulièrement visible chez les personnes qui connaissaient le dispositif sans en maîtriser les contours : 46 % d’entre elles se déclarent intéressées une fois le concept expliqué.

Cadres, ouvriers : un intérêt partagé

L’intérêt pour le bénévolat de compétences varie selon les profils. Il est plus élevé chez les 50-64 ans (44 %). Il progresse également avec le niveau de diplôme : 43 % chez les titulaires du baccalauréat, 47 % au niveau premier cycle et 48 % chez les diplômés du supérieur. Les cadres se montrent particulièrement intéressés (57 %), mais l’étude met aussi en évidence un intérêt marqué chez les ouvriers (46 %).

Quels leviers pour s’engager ?

97 % des personnes intéressées indiquent que le fait de pouvoir déterminer elles-mêmes le temps consacré les encouragerait à s’engager. Le remboursement des frais engagés est cité par 95 %, et 92 % mentionnent l’intégration dans une organisation conviviale favorisant le lien social. La possibilité de choisir entre des missions en présentiel ou en distanciel (88 %) et l’accompagnement par une association pour le choix et l’organisation des missions (88 %) figurent également parmi les leviers les plus cités.

L’action sociale en tête des envies

Lorsqu’ils envisagent de s’engager, les répondants se projettent d’abord dans des domaines concrets. Parmi les personnes intéressées, 37 % citent l’action sociale, 27 % l’enseignement et la formation, et 26 % les collectivités locales. L’environnement attire également 23 % des répondants, alors que seuls 5 % des bénévoles engagés interviennent aujourd’hui dans ce domaine. Un potentiel insoupçonné !

Finalement, la question centrale n’est pas tant l’envie de s’engager que de savoir que le mécénat de compétence existe et en quoi il consiste.

Journaliste

Qu’il s’agisse d’économie, de design ou de presse jeunesse, Marie, journaliste de métier, aime explorer des univers contrastés (différents ?) et en…

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Chaque semaine, « À la loupe » fait le tri dans la masse d'études et de données disponibles pour vous livrer l'essentiel : des analyses pointues et actuelles sur les grandes tendances de l'emploi et du monde du travail. À partir de sources fiables et de chiffres robustes, l’article synthétise enquêtes, études et projections prospectives pour décrypter les évolutions des compétences, des secteurs, des métiers et des grandes transformations de la société.

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