Tickets restaurants numériques
  • Management et bien-être
  • 24/07/2013

La dématérialisation des tickets restaurant en 10 points

Un vent de dématérialisation souffle sur l’Hexagone !

Pour l’heure, seul Monéo Resto s’est lancé dans la dématérialisation des Tickets Restaurants en innovant avec le système de la carte à puce depuis 18 mois. Edenred, Sodexo, Natixis et le Groupe Chèque Déjeuner devraient prochainement emboîter le pas dès le premier semestre 2014. Le décret, qui doit être publié à l’automne, devrait permettre aux 120.000 entreprises et leurs 3.5 millions de salariés de bénéficier de ce choc de simplification chez les quelques 160.000 restaurateurs acceptant les titres restaurant.

Tour d’horizon (non exhaustif) des 10 principaux changements de cette simplification souhaitée par le gouvernement en s’appuyant sur l’expérience de Monéo Resto.

1. Plus de papier mais une carte à puce

Impact écologique non négligeable pour ce nouveau système de carte à puce au regard des 700 millions de titres restaurant dépensés chaque année par les salariés.

La carte nominative, valable 3 ans, remplace le sacro-saint ticket resto et est protégée par un code pin.

2. Aucun équipement supplémentaire

Les restaurateurs n’auront pas à s’équiper d’un matériel différent pour accepter ces e-tickets. Le terminal de CB classique suffira pour valider le paiement.

3. Plus de risque de perte

Qui n’a jamais perdu un carnet de tickets restaurant ? Avec le format papier, la perte des ses titres restaurant était irréversible et bonheur à celui ou celle qui avec la chance de tomber  dessus ! Désormais, avec la carte à puce, l’opposition, comme une carte bleue classique, sera possible. Le solde précédemment crédité sur la carte égarée, sera re-crédité sur la nouvelle carte.

4. Débit au centime près

Terminé les comptes d’apothicaires pour tomber pile poil sur le montant à payer ou les X avoirs dans votre boulangerie. Le commerçant sera payé au centime prêt et il ne pourra plus vous opposer le fait qu’il ne peut pas vous rendre la monnaie. A contrario, les commerçants qui acceptaient de le faire ne le pourront plus …

5. Un espace personnel

Chaque salarié possédera son propre compte sur le site du partenaire pour aller consulter son solde de “Tickets restaurant”.

6. Des coûts réduits pour les entreprises

La gestion des tickets restaurant pouvait mobiliser plusieurs personnes dans certaines sociétés. La gestion sera beaucoup plus simple et moins coûteuse car il n’y aura plus de distribution au moment de la paye et les fichiers seront directement envoyés (automatiquement ou au format Excel)  au prestataire pour qu’il puisse créditer directement les cartes des salariés.

7. Aucune obligation de passer à la dématérialisation

Si les concurrents de Monéo Resto ont intégré le 10 juillet dernier le GIE Carte Bancaire, le passage aux e-tickets ne devrait pas être une obligation pour les employeurs :

« Nous n’obligerons jamais un employeur à passer au numérique, rassure Catherine Coupet, directrice générale du Groupe Chèque Déjeuner. En Belgique, en Turquie, au Portugal, en Espagne, où nous sommes présents, les deux systèmes, papier et virtuel, continuent de coexister. »

8. Des frais de gestion moins coûteux

Ayant pris le virage beaucoup plus tôt que ses concurrents, Monéo Resto pratique déjà un tarif préférentiel pour les utilisateurs de cette solution en proposant un remboursement du commerçant sous 48h, là où les concurrents pourraient conserver le remboursement sous 3, 7 ou 21 jours. Les frais de gestion pour l’employeur devraient rester dans la fourchette actuelle (5% sous conditions). Monéo offrant la gratuité pour toute affiliation en 2013. Les tarifs pratiqués ensuite devraient se situer en deçà de ceux pratiqués par les émetteurs traditionnels avec un plafond à 2.5% de frais pour l’émetteur “historique”.

9. Une niche

La dématérialisation ouvre les portes aux entreprises qui veulent, elles aussi, prendre le virage du numérique à l’instar de la startup  Resto Flash qui propose une alternative à la carte à puce comptant sur le fort engouement pour les smartphones. Quid des entreprises concurrentes de Monéo Resto qui vont passer à cette dématérialisation et dont ce passage devrait coûter très cher à n’en pas douter…

10. Et la loi dans tout ça ?

Si cette course vers le tout numérique est bien lancée, il reste cependant des questions laissées sans réponses concernant par exemple le cumul de cette monnaie virtuelle, son utilisation d’une année sur l’autre et les jours fériés et weekends, sa valeur faciale…

Mais jusqu’à présent, les tickets papiers permettaient les petits arrangements entre amis, famille, collègues et profitaient aux mendiants. Avec cette nouvelle utilisation, les règles devront être appliquées strictement (ex : pas plus de deux tickets restaurant versés en une seule fois, interdiction de les utiliser en dehors des jours de travail…).

Que vous soyez pour ou contre, chez Eurécia, cette petite révolution ne changera rien dans la manière dont nous décomptons les titres restaurant via les modules Congés & Absences ou Note de Frais. Au contraire, ce changement va dans le sens de la simplification des processus administratifs que nous prônons. Moins de paperasse et donc plus de temps pour des activités à plus forte valeur ajoutée !  :)

Sources :
Le Nouvel Observateur
L’Entreprise
Challenges