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  • Management et bien-être
  • 15/04/2019

Faut-il faire la bise à ses collègues de bureau ?

La sempiternelle question était sur toutes les lèvres (enfin pas toutes apparemment) ce matin dans nos bureaux. Faut-il - ou ne faut-il pas - faire la bise à ses collègues ?

Chacun y va de son argument ou de son expérience personnelle pour appuyer son point de vue. Ceux qui la pratiquent mettent en avant la confiance, l’affection pour certains collègues ou l’habitude. Ceux qui l'évitent évoquent pêle-mêle la perte de temps, la déconcentration ou le transfert de microbes. Petite sélection d’avis divergents.

Ils sont plutôt pour

Antoine apprécie le contact mais se fixe des limites :

“Moi, je suis plutôt pour. Je fais la bise le matin sauf quand je suis malade. En ce moment j’ai un peu mal à la gorge, donc je fais un signe de la main. La technique, c’est de faire un “check” de la main quand on est un petit peu malade ou qu’il y a beaucoup de monde, ça va plus vite”.

Emilie de son côté n’est pas pro-active, mais ça ne lui pose aucun problème :

“Je ne suis pas toulousaine, et venant de Paris, je n’avais pas l’habitude. J’ai l’impression que c’est plus lié au Sud de la France. Par contre ça ne me choque pas qu’on la fasse”.

Pour Anne-Marie par contre, c’est une évidence :

“Je suis pour à 100%, parce que j’adore les bisous !”.

Ils sont mitigés

Ambre a découvert une spécialité française :

“Je suis d’origine anglaise, alors la bise pour moi c’est un peu inhabituel. Mais je trouve ça convivial. Donc je dirais plutôt oui en théorie, mais dans la pratique je ne la fais pas souvent”.

La bise s’est en effet démocratisée dans les années 1970 en France avec la généralisation des écoles mixtes et reste donc une pratique assez récente dans le monde du travail.


Pour Inès, ça dépend surtout de la taille et la structure de l’entreprise :

“Humm. La taille de l’entreprise y joue beaucoup je pense. A partir de 50 personnes ça commence à être long le matin. Je suis quand même plutôt pour, mais en fait je ne la fais pas à tout le monde. Et puis il peut y avoir un rapport particulier avec la hiérarchie dans une boîte aussi. Par exemple, je ne serai pas à l‘aise de faire la bise à mon manager, je préfère garder une certaine distance”.

Ils sont plutôt contre

Maxime est plutôt contre, mais ne se cache pas non plus derrière son écran pour éviter d’avoir à “claquer une bise” :

“Moi perso je ne la fais pas. Enfin, je la fais à deux ou trois personnes le matin, mais je ne la fais pas à tout le monde. C’est une question d’affinités. Après je ne dit pas non si on vient vers moi.”

De son côté, Sophie est plus catégorique :

“Pour moi le boulot, ce n’est pas un lieu où on fait la bise. Entre les microbes, la proximité physique et la perte de temps… je préfère éviter !”.

Pour tous ceux qui chercheraient une alternative, la poignée de main ou le bonjour général semblent avoir la faveur de plusieurs de nos collègues. Ou alors on coupe la poire en deux : une bise, ça suffit, non ?

 

 

À propos de l'auteur
 

Hadrien

Blogueur RH

J'écris régulièrement sur l'actu RH, le management
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