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  • Management et bien-être
  • 24/07/2020

Travail de nuit, quels effets sur la santé ?

Selon la DARES, 3,5 millions de personnes sont concernées par le travail de nuit. Il s’agit d’une organisation spécifique qui ne peut être considérée comme habituelle. Les risques sanitaires du travail de nuit ont été étudiés et classés en trois groupes : avérés, probables et possibles. Afin que cette organisation du travail n’affecte pas de manière dommageable la santé des travailleurs de nuit, de bonnes pratiques sont à adopter tant au niveau collectif qu’individuel. 

 

Qu’est-ce que le travail de nuit ?

Le code du travail donne une définition précise du travail de nuit. Ainsi, sont juridiquement considérées comme travail de nuit les activités professionnelles effectuées entre 21 heures au plus tôt et 6 heures du matin au plus tard. Une convention collective peut modifier cette période, mais celle-ci doit contenir l’intervalle minuit -5 heures du matin dans tous les cas. 

Si vous travaillez de nuit, le statut de travailleur de nuit vous permet de bénéficier de droits et de garanties spécifiques comme un repos obligatoire, une limitation de la durée du travail, ou encore un suivi médical adapté. 

Enfin, le travail de nuit n’est en aucun cas la norme, son recours doit être « justifié par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique ou des services d’utilité sociale ». 

 

Quelles sont les conséquences du travail de nuit sur la santé ?

Le travail de nuit peut avoir de nombreuses conséquences sur la santé du travailleur. 
Les risques aujourd’hui avérés sont nombreux et non négligeables : les troubles du sommeil et la diminution de la vigilance ainsi que la survenance de divers troubles métaboliques, c’est-à-dire des perturbations dans le fonctionnement normal de l’organisme. 

Le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé le travail de nuit comme probablement cancérigène car il perturbe les rythmes circadiens, c’est-à-dire les rythmes biologiques d’une durée de 24 heures comme le sommeil, la circulation sanguine ou encore le métabolisme cellulaire. D’autre part, les effets probables du travail de nuit identifiés par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) sont pluriels. Ce mode d’organisation favoriserait en effet l’obésité, le diabète de type 2 et les pathologies cardio-vasculaires. Il serait également à l’origine de troubles de l’humeur pouvant aller jusqu’à la dépression. 

Enfin, d’autres effets du travail de nuit sont possibles mais non prouvés, notamment l’hypertension artérielle et les AVC (accidents vasculaires cérébraux). 

 

Comment limiter l'impact du travail de nuit sur la santé ? 

L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) et l’ANSES ont émis toute une série de recommandations pour limiter les risques sur la santé des travailleurs de nuit. 

Ces recommandations portent, au niveau collectif, sur des mesures organisationnelles visant à réduire la désynchronisation et le déficit de sommeil. Ces bonnes pratiques peuvent être de privilégier des rotations très courtes (travailler 2 jours puis 1 nuit) à la place d’une organisation en 3X8, diminuer la durée des postes de nuit, intégrer des pauses repos et sieste durant la période de travail ou encore adapter l’environnement de travail (notamment au niveau de la lumière). 

Chaque travailleur de nuit doit également respecter quelques bonnes pratiques pour limiter les conséquences néfastes de cette organisation du travail. Pour une meilleure qualité de sommeil, il s’agit de veiller à son alimentation et à son hygiène de vie. Cela passe notamment par : 

  • Limiter les excitants (caféine, théine, alcool...) 
  • Mettre en place le noir et le silence total durant le sommeil de jour  
  • Respecter la prise de 3 repas par jour en privilégiant les légumes  

Autant de principes de vie simples à intégrer pour maximiser sa résistance. La pratique d’une activité physique régulière peut également s’avérer être une aide essentielle pour réguler l’humeur

Les risques induits par un travail de nuit, notamment répété, sont désormais reconnus. La mise en application de bonnes pratiques tant individuelles que collectives contribue à limiter les effets négatifs sur l’organisme. Dans tous les cas, l’exposition au travail de nuit doit être réduite pour ne pas mettre en péril la santé des salariés.

 

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