Entre baisse des revenus et manque d’opportunités professionnelles, les femmes qui ont des enfants subissent la “pénalité maternelle” - le fait d’avoir des enfants impactent leur carrière - quand les hommes bénéficient eux d’une “prime à la paternité” (leur management peut considérer qu’ils ont mûri et que l’on peut leur confier plus de responsabilités).
Une des solutions pour contrer cette tendance ? Bien préparer son départ en congé maternité avec l’appui de son manageur. En effet, selon la formatrice et coach Sarah Fontan, il y a des règles de base à faire respecter mais aussi des outils que peuvent utiliser les futurs parents et les entreprises au moment de la reprise du travail : « rémunérer à 100% un temps partiel pendant quelques temps pour adoucir le retour, offrir un mois de congé en plus pour les hommes, ou encore rémunérer à 100% les congés enfants malades ». Une vraie politique de la parentalité en entreprise peut être un levier d’égalité professionnelle, explique-t-elle, tout en souhaitant casser le mythe de « l’équilibre vie pro - vie perso », impossible à obtenir.
Elle pointe aussi le regard biaisé porté sur le congé maternité « qui devrait être rebaptisé arrêt maternité ». Selon elle, la question des « bébés du printemps » reflète bien l'incompréhension qui existe au sujet de cette période charnière : « souvent on constate que pour les bébés nés au printemps peu avant les grandes vacances, les pères posent seulement quelques jours off à la naissance de l’enfant, et gardent le reste de leur congé paternité pour profiter de l’été… ».
Entre les règles à établir dans le couple parental, les règles à poser avec son manageur, et celles dont on rêverait à l’échelle de la société tout entière, Sarah Fontan livre quelques pistes d’action et de réflexion.